lundi 10 décembre 2012

Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles du 22 décembre 2012 au 1er janvier 2013

Nous vous souhaitons de belles et bonnes fêtes de fin d'année !

jeudi 6 décembre 2012

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 8 : Christian de Duve à Néthen (Grez-Doiceau)

«C’est un charmant petit village du Brabant wallon qui doit son nom à la petite rivière qui le traverse », c’est en ces termes flatteurs que Christian de Duve, Prix Nobel de physiologie ou médecine en 1974, incite Ilya Prigogine, à venir lui rendre visite, chez lui, à Néthen dans l’entité de Grez-Doiceau … 8ème escale de notre odyssée en Brabant wallon.

Source : Wikipédia


Christian de Duve est né le 2 octobre 1917 à Thames-Ditton en Angleterre. Ses parents ont fui en Angleterre au cours de la guerre 14-18. Le retour en Belgique a finalement lieu en 1920 et la famille, à présent de 6 enfants, s'installe à Anvers.

Christian de Duve est élevé dans un esprit d'altruisme et se tourne donc naturellement vers la médecine. Elève brillant, il participe, au cours de ses études, au laboratoire de physiologie du professeur J.-P. Bouckaert de 1935 à 1941. C'est à cette période que va naître l'intérêt de Christian de Duve concernant l'action de l'insuline.

Il va consacrer l'essentiel du début de sa carrière de chercheur à tenter de percer le mystère du mécanisme de l'insuline. Il travaille durant 18 mois (1946-1947) au Medical Nobel Institute à Stockholm. Il part ensuite à la Washington University en tant que Rockefeller Foundation Fellow auprès de Carl et Getry Cory qui recevront le prix Nobel durant son séjour. Il rencontrera également, à Saint-Louis, Earl Sutherland, prix Nobel en 1971.


Source : The Rockefeller University

Il rentre finalement en Belgique en 1948 et commence à donner des cours de chimie physiologique à la faculté de médecine de Louvain.

Il fonde également un petit laboratoire qui va évidemment s'intéresser à l'insuline, mais également au glucagon (une hormone antagoniste à l'insuline). Il se rend compte que cette dernière contamine certaines préparations commerciales d'insuline qui donnaient dès lors des résultats illogiques (paradoxaux) sur le foie.

Il essaye donc dans un premier temps de caractériser une enzyme hépatique qui pourrait le renseigner sur l'action de l'insuline. C'est en étudiant cette enzyme qu'il se rend compte qu'elle est attachée à une structure cellulaire.
Christian de Duve va alors s'inspirer des travaux d'Albert Claude sur le fractionnement cellulaire afin d'identifier cette fameuse structure cellulaire. Il découvre grâce à cette méthode que la glucose-6-phosphatase est liée à une série de petites particules qui seront baptisées microsomes.

Cette étude révèle également un phénomène inattendu de "latence" de la phosphatase acide. Christian de Duve se consacre à l'étude de ce phénomène étrange tout en perfectionnant les instruments de recherche de Claude. C'est ainsi qu'il découvre les lysosomes et les peroxysomes, deux organites cellulaires aux nombreuses fonctions physiologiques et dont les anomalies sont responsables de nombreuses pathologies.
A partir de là, Christian de Duve se consacre uniquement à l'étude de la biochimie subcellulaire, poursuivant deux buts : améliorer les connaissances en biologie fondamentale et se servir de ces découvertes pour améliorer la santé de l'homme.
Il partage son temps entre l'université Catholique de Louvain et le Rockfeller Institute de New York. Il développe également aux États-Unis un nouveau centre de recherche qui poursuit les mêmes buts que celui de Louvain.


C'est en 1974 qu'il obtient la consécration en gagnant le prix Nobel conjointement avec Albert Claude et George Emil Palade. Il est de plus élevé au rang de vicomte par le roi Baudouin en 1989.
Mais loin de s’arrêter là, Christian de Duve exprime par la suite son talent à travers l'écriture. Il partage ainsi sa vision de la beauté des sciences et sa fascination pour les différentes facettes de la vie : sa vision de la cellule, de la naissance de la vie, .. Dans "Poussière de vie", il va même jusqu'à couvrir les 4 milliards d'histoire du vivant.
Dans « A l'écoute du vivant », il se pose la question universelle « Et Dieu dans tout cela ? ». À la question du divin, Christian de Duve explique que pour lui Dieu n'a pas créé l'homme à son image, "mais c'est l'homme qui a créé Dieu à son image ». Il ne ferme cependant pas complètement la porte à l'existence de ce qu'il nomme « son ultime réalité» :   «Exceptionnellement, je me suis senti proche de quelque chose d'ineffable, totalement mystérieux, mais réel, du moins pour moi».
                                                                                                       Cédric Huntzinger

                                                            Merci à Chantal Ferré pour son aide précieuse


Pour en savoir plus :
 

Au cœur de la cellule / Bruno Emsens
Vif ; nr. 46, p. 78-84

Cent cinquante ans de médecine en Belgique
Brabant ; nr. spécial 2-3, 1980, p. 112-118

Christian de Duve : l'évolution a un sens / Olivier Postel-Vinay
La Recherche ; nr. 286, avril 1996, p. 90-93

Christian de Duve : Poussière de vie - Une histoire du vivant / André Jaumotte
Revue générale ; nr. 8-9, août-septembre 1996, p. 43-47

De Duve entre Paley et Dawkins / Louis Duquesne
Revue générale ; nr. 1, janvier 1999, p. 65-71

in
Mélanges néthennois 2006
Néthen : Amis de Néthen, 2006
78 p. : ill., photos, dessins ; 30 cm

Quand le chercheur ne sait pas où il va mais sait comment s'y rendre / Thierry Pauwels Athéna ; nr. 125, novembre 1996, p. 127-129

Un Jour, l'homme disparaîtra / Emilie Lanez
Point ; nr. 1709, juin 2005, p. 98-100


vendredi 23 novembre 2012

Sensibilisation de classes de 3ème primaire à la langue wallonne et au patrimoine

Nous avons reçu à l’Espace 81, à 3 reprises, une classe de 3ème primaire de l’Institut Saint-Michel de Nivelles. En effet, après une visite de Nivelles organisée par l’asbl Reform, nous avions la volonté de conforter chez les enfants cette sensibilisation au patrimoine nivellois.

L’animation comprend 3 volets et dure approximativement 1h30.

Le premier volet est dialectal.

Les enfants sont invités à écouter une poésie en wallon de Willy Chaufoureau « Vi Nivèle », récitée par Mr Chapelle, enregistrée sur CD.
Après une écoute attentive, s’ensuit un échange entre l’animatrice et les enfants : Reconnaissez-vous la langue parlée ? Qui le parle encore ? Connaissez-vous quelques mots ?
S’ensuit une relecture du poème en français.



Le deuxième volet est patrimonial

Trois jeux de 20 photos (format A4) sont déposés sur les tables. La moitié représente des éléments du patrimoine nivellois au 19e et début du 20e siècle (photos issues du fonds Willame et de nos ouvrages patrimoniaux), l’autre moitié reprend les mêmes vues du patrimoine mais actuelles. Les enfants sont invités à les remettre par paires, ce qu’ils font aisément. Quelques exemples : La Collégiale avec sa rangée de maisons collées d’avant 1914 et la même vue actuelle sur la Collégiale, ou encore le haut de la rue de Namur, début du 20e siècle, avec ses hôtels typiques d’un quartier de gare et la même portion de rue aujourd’hui où toute cette infrastructure hôtelière a disparu. Quelques pièges sont glissés comme l’obélisque sur la Grand Place et celle qui trône maintenant face au Sacré Cœur, ou encore la statue de Tinctoris sur la place Bléval, toutes les deux aujourd’hui disparues.
L’animatrice commente les photos et donne des tranches d’histoire nivelloise.




Le troisième volet concerne l’héraldique


L’animatrice donne quelques explications sur les blasons, leurs formes, leurs couleurs, les éléments décoratifs…. et les invite à constituer leur propre blason en choisissant une couleur, une forme et un élément décoratif tels le lion, la fleur de lys, le dragon….



Les enfants repartent avec un dossier comprenant leur précieux blason à terminer à l’école ou à la maison ainsi qu’une série de devinettes sur le folklore nivellois. Ils sont invités à y répondre avec l’aide de leurs parents.

Ainsi se termine l’animation qui a pour but de sensibiliser nos enfants à leur patrimoine monumental lié au passé, à l’histoire de leur ville mais aussi au wallon qui fait également partie de leur patrimoine. 
                                                                                               
                                                                                                Marie-Thérèse Courte
                                                                                              
                                                                                      

mercredi 31 octobre 2012

Les figures illustres du Brabant wallon. Episode 7 : Louis XI à Genappe.

C’est au tour de Genappe de nous servir d’escale au cours de notre escapade à travers le Brabant Wallon.  Nous allons à cette occasion nous attarder sur un personnage illustre qui a passé 5 ans de sa vie dans le château de Genappe aujourd’hui disparu. Cette rencontre nous ramène cinq siècles en arrière, Genappe est alors sous l’autorité du Duc de Bourgogne, Philippe le Bon. C’est en effet à cette époque que le dauphin du royaume de France, Louis XI , en conflit ouvert avec son père, Charles VII, décide de demander l’asile et la protection à son oncle, le puissant duc de Bourgogne. 


Source : Wikipédia
C’est au cours de sa 33ème année que  le futur Louis XI arrive dans ce qui est encore à l’époque les Pays Bas. Les raisons de cette demande d’asile sont à trouver dans les nombreux conflits qui opposent Louis XI à son père Charles VII, roi de France. Très jeune déjà, Louis XI fait preuve d’une grande ambition et non content des faveurs qu’il a obtenues auprès de son père, il n’hésite pas à plusieurs occasions à se révolter contre celui-ci (le soulèvement de la Praguerie).  C’est en 1456, alors qu’un nouveau conflit éclate entre le père et le fils que Louis XI, apprenant que son père avait diligenté une armée contre ses terres du Dauphiné et craignant pour sa vie, prend l’initiative de fuir et de demander l’asile à son oncle Philippe le Bon.

Philippe le Bon voit visiblement cette décision d'un bon œil. Grand rival du souverain français, il représente une puissance non négligeable et jouit d’une autonomie de fait par rapport à celui qui est sensé être son suzerain.  Il est donc tout à fait capable de maintenir Louis XI hors de portée de la colère de Charles VII. Philippe le Bon offre donc en résidence, à Louis XI, le château de Genappe ainsi qu’une pension de 36 000 francs.

Si l’existence du château remonte au moins à 1227, il est cependant malaisé d’affirmer avec certitude la date de sa construction. Ce château dont les représentations sont très rares était semble-t-il constitué de deux parties entourées par un étang et reliées entre elles par un pont-levis. Ce château aurait visiblement tour à tour servi de lieu de résidence et de détention. Jusqu’à 1395 le château de Genappe fut effectivement la principale prison d’état du duché.
Le château a également connu son heure de gloire en 1308 lorsque les juifs de la région y avaient trouvé la protection de Jean II face à la vindicte populaire.
Le château de Genappe aurait par la suite pris la dénomination de château de Lothier car les ducs de Brabant étaient également ducs de Lothier depuis 1106.

Château de Genappe, gravure de Harrewyn

Le temps que Louis XI passe à Genappe est essentiellement consacré à l’une de ses grandes passions, la chasse, ainsi qu’à la lecture et aux plaisirs de la table. Au cours de cette période naissent, de son union avec Charlotte de Savoie, quatre enfants. Seule la petite dernière, la future Anne de Beaujeu, survivra.

Si Louis XI passe l’essentiel de son séjour dans une certaine oisiveté, il semblerait que c’est à cette époque qu’il prend conscience de l’importance d’un renforcement de l’autorité royale. En effet, si la puissance de son oncle le met à l’abri des représailles paternelles, elle fait également offense à la couronne de France… sa future couronne (Philippe Le Bon est sensé être un vassal de son père).
Louis XI consacrera une grande partie de son règne à rattacher, par la diplomatie ou les armes, ces grandes principautés et duchés qui se défient de la couronne. Il sera ainsi à la fois l’un des pères de l’unité nationale française et l’un des instruments de la future déliquescence du pouvoir des Ducs de Bourgogne.  
Á propos de son asile en Brabant, son père Charles VII prémonitoire, aurait dit « Mon cousin de Bourgogne a donné asile à un renard qui, un jour, lui dévorera ses poules ».
                                                                                                                          
                                                                                                                               Cédric Huntzinger


Pour en savoir plus :

Aperçu iconographique du château de Genappe / Sabine Jaucot
Lothier roman ; nr. 1/2009  (1er trimestre 2009), p. 22-27

Aux origines de Genappe et de son château / Renaud Lecat
Lothier roman ; nr. 1/2009  (1er trimestre 2009), p. 1-21

Les châtelains de Genappe / Gaston Braive
Lothier roman ; nr. 2-3  (2009), p. 1-61

Chemins d'histoire / Gaston Braive
Vieux-Genappe : Cercle d'histoire et d'archéologie du Pays de Genappe, 2008
XVIII, 444 p. : ill. ; 24 cm
(Cahiers du Cercle d'histoire et d'archéologie du pays de Genappe, ISSN 1378-6369 ; 14)

Les familiers du dauphin, futur Louis XI dans la "traversée du désert" (Genappe 1456-1461) / Rémy Ambuehl
Lothier roman ; nr. 1  (2002), p. 9-33

Genappe à travers les âges : d'après les chroniques historiques, les archives communales, provinciales, paroissiales et les traditions locales, etc. / docteur Jules Gilson
Genappe : J. Detienne impr., 1970
242 p. : ill., photos ; 24 cm

Genappe entre France et Empire : le roi Louis et le duc Charles / Jean-Marie Cauchies
Lothier roman ; nr. 1 (2002), p. 1-7

Genappe et son château / Gaston Braive
Vieux-Genappe : Cercle d'histoire et d'archéologie du Pays de Genappe, 2009
345 p. : ill., photos, plans, gravures ; 24 cm
(Cahiers du Cercle d'histoire et d'archéologie du pays de Genappe, ISSN 1378-6369 ; 15)

Louis XI, encore dauphin, en exil à Genappe / Joseph Delmelle
Rif tout dju ; nr. 277 (décembre 1984), p. 28-32

Louis XI et Bois-Seigneur-Isaac / René Pède
Rif tout dju ; nr. 347 (septembre 1992), p. 33-36


Louis XI : histoire et littérature / Théo Wauthier, Gaston Braive, Georges Sion, Maurice Leblon, Henri Heinemann
Vieux-Genappe : Cercle d'histoire et d'archéologie du Pays de Genappe, 1992
125 p. : ill., dessins ; 21 cm
(Cahiers du Cercle d'histoire et d'archéologie du pays de Genappe, ISSN 1378-6369 ; 2)

Le séjour du futur Louis XI dans les pays de Philippe le Bon : 1456-1461 / Rémy Ambühl Vieux-Genappe : Cercle d'histoire et d'archéologie du Pays de Genappe, 2002
218 p. : ill., photos ; 24 cm
(Cahiers du Cercle d'histoire et d'archéologie du pays de Genappe, ISSN 1378-6369 ; 13)

La ville de Genappe a 800 ans / Renaud Lecat. - ill., photos
Lothier roman ; nr. 2 (avril-juin 2011), p. 1-24

vendredi 26 octobre 2012

Fermeture de l'Espace 81


Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles du 1er au 3 novembre 2012.




L’accès à tous ces services se réalise à l' "Espace 81"
Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (Fédération Wallonie-Bruxelles)
1er étage
Place Albert 1er, n°1
1400 - Nivelles

mardi 2 octobre 2012

Les figures illustres du Brabant wallon. Episode 6 : La famille Goblet d’Alviella à Court-Saint-Étienne


Blason et devise de la
famille Goblet d'Alviella
Auteur : Olnnu
Nous voilà maintenant arrivés à Court-Saint-Étienne, 6ème étape de notre périple en Brabant wallon. Profitons-en pour nous intéresser à son château ainsi qu’à ses propriétaires, la famille Goblet d’Alviella. 
Si l’édification du manoir tel que nous le connaissons aujourd’hui remonte, selon Ph.–J. Lefèvre, à 1788[1], il va néanmoins connaître de nombreuses transformations au 20ème siècle sous l’impulsion de ses nouveaux propriétaires.  C’est en effet en 1844 que la famille Goblet d’Alviella fera l’acquisition du château ainsi que du magnifique parc aujourd’hui classé qui l’entoure.


Château de Court-Saint-Étienne
Propriété de la famille Goblet, 1920

Les membres de la famille Goblet d’Alviella sont nombreux à avoir marqué de leur empreinte l’histoire de notre pays. Citons notamment Albert Goblet d’Alviella (1790-1873) qui  prend part le 15 octobre 1830 aux évènements qui vont amener à la création de la Belgique. Il exercera ensuite les plus hautes fonctions, tant militaires que politiques, au sein du jeune état. Élevé au rang de lieutenant général dans l’armée, il sera également plusieurs fois ministre ainsi que conseiller du Roi Léopold 1er. C’est au cours d’une mission à la cour du Portugal, où devenu conseiller de la Reine Maria et du Prince-époux Ferdinand de Saxe-Cobourg-Cohary, qu’Albert Goblet d’Alviella sera anobli au titre de Comte d’Alviella[2].  

Buste d' Albert Goblet d'Alviella
Auteur : Olnnu

Il rachètera en 1858 les Forges de Court-Saint-Etienne et en confiera la direction à son fils Louis François Magloire Goblet. C’est en 1866 que celui-ci engagera un jeune ingénieur Émile Henricot. En 1873 l’ingénieur, entretemps rentré dans le capital de la société, rachètera les parts de ses associés. C’est finalement en 1910 que l’entreprise sidérurgique prendra le nom des « Usines Émile Henricot ». La société contribuera grandement à la prospérité de la localité jusqu’à sa fermeture en 1984[3].


Eugène Goblet

Autre personnage marquant de cette famille, Eugène-Félicien-Albert  Goblet d’Alviella (1846-1925).
Il partage avec son grand père un intérêt certain pour la politique. A la tête du parti Libéral, il deviendra député puis sénateur.  Il sera nommé vice président du Sénat en 1910 et ministre d’État en 1914.
Eugène-Félicien-Albert  Goblet d’Alviella accomplit également une brillante carrière académique. Professeur en histoire des religions et recteur de l’Université Libre de Bruxelles (de 1896 à 1898), il est, entre autre, invité par l’Université d’Oxford à donner des conférences annuelles.  Les Universités de Glasgow et d’Aberdeen le feront  docteur honoraire (l’équivalent de « docteur honoris causa »)[4].




Mausolée Goblet d'Alviella
Auteur : EmDee
Grand maître du Grand Orient (une loge maçonnique) en Belgique, il est le commanditaire d’un singulier monument funéraire qui s’élève au centre du cimetière de Court-Saint-Étienne. Haut de 12 mètres et construit en petit granit, le mausolée se distingue par une architecture exotique
« C’est selon toute vraisemblance en s’inspirant de quelque temple d’une ancienne ville hindoue qu’aura été conçu le tombeau levé à la mémoire de ses aïeux par le distingué professeur de l’Université de Bruxelles. L’architecte Samyn a si je ne me trompe contribué à en dresser le plan … » Arthur Cosyn 1911 [5].






Aujourd’hui encore, la vie politique de Court-Saint-Étienne reste marquée par la famille Goblet d’Alviella puisque ce n’est autre que Michael Goblet d’Alviella qui en est le bourgmestre.
                                                                                     
Cédric Huntzinger
                                                                                                                                                                                                                             


[1] Le château de Court-Saint-Etienne et ses propriétaires aux 19e et 20e siècles / Jean-Pierre Hendrickx Cahier du CHAF ; n° 1, 1995, p. 37
[2] Le château de Court-Saint-Etienne et ses propriétaires aux 19e et 20e siècles / Jean-Pierre Hendrickx Cahier du CHAF ; n° 1, 1995, p. 49
[3] Dans les rues du village : histoire de Court, histoire tout court / Michel Duboisdenghien Gerpinnes : Quorum, 1992. - p. 29
[4] Le château de Court-Saint-Etienne et ses propriétaires aux 19e et 20e siècles / Jean-Pierre Hendrickx Cahier du CHAF ; n° 1, 1995, p. 45
[5] A Court-Saint-Etienne, le mausolée hindou / Joseph Delmelle Brabant ; n° 5, 1971, p. 45




Pour en savoir plus :


A Court-Saint-Etienne, le mausolée hindou / Joseph Delmelle
Brabant ; n° 5, 1971, p. 42-47

Le château de Court-Saint-Etienne et ses propriétaires aux 19e et 20e siècles / Jean-Pierre Hendrickx
Cahier du CHAF ; n° 1, 1995, p. 30-53

Ciel orange : Henricot... une usine, une école / Michel Duboisdenghien ; préface : Guy
Neuville
Limelette : Capucines, 1995
216 p. : ill. ; 24 cm

Dans les rues du village : histoire de Court, histoire tout court / Michel Duboisdenghien Gerpinnes : Quorum, 1992
167 p. : ill. ; 24 cm

Derrière chez moi : Court-saint-Etienne de 1830 à 1990 / Michel Duboisdenghien
Gerpinnes : Quorum, 1993
160 p. : ill., photos ; 24 cm

Eugène Goblet d'Alviella, historien et franc-maçon / sous la direction d'Alain Dierkens
Bruxelles : Université libre de Bruxelles, 1995. - 216 p., [4] p. d'ill. : ill., photos ; 24 cm
(Problèmes d'histoire des religions, ISSN 0778-6735 ;

Inventaire des archives de la famille Goblet d'Alviella : 19e-20e siècles / M. d'Hoore Bruxelles : Archives générales du Royaume, 1994
23 p. ; 30 cm
(Instruments de recherche à tirage limité des Archives générales du Royaume ; 199)

lundi 24 septembre 2012

Bibliothèque locale de Nivelles et Bibliothèque centrale du Brabant wallon : ascenseur hors service!

Les travaux relatifs au remplacement de l’ascenseur débuteront le lundi 24 septembre 2012
pour se terminer normalement le mercredi 7 novembre 2012.
Pendant cette période, l’ascenseur sera hors service.
Pourriez-vous en tenir compte pour certains services notamment le fonds en multiples exemplaires ?
Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément et nous vous remercions de votre compréhension.

mardi 11 septembre 2012

Salon du livre d’histoire à Rebecq

La bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (Fédération Wallonie-Bruxelles)était bien présente au 2ème Salon du livre d’histoire à Rebecq, ce week-end du 8 et 9 septembre 2012.




C’est avec grand plaisir que nous avons répondu à l’invitation de Mr Wilfred Burie et de l’équipe du Rewisbique, initiateurs de la manifestation.
C’est un public motivé qui était au rendez-vous. De nombreux visiteurs découvrirent avec un intérêt certain le Fonds patrimonial et le Fonds dialectal de la Bibliothèque centrale.
Des questions furent posées et des recherches documentaires ont été demandées. Les résultats de ces recherches feront bientôt l’objet d’une nouvelle rubrique sur le blog.




vendredi 31 août 2012

Journées du patrimoine 2012

À propos des Journées du patrimoine :

Le Chercha (Centre historique d’étude et de recherche de Chastre) participera aux Journées du patrimoine le 8 et 9 septembre prochains.
Dans le cadre du thème de ces journées « Grandes figures de Wallonie », ils mettront en évidence le comte Alfred de Limminghe, au château de Gentinnes.
Celui-ci fut botaniste et horticulteur passionné d’orchidées et de plantes rares, distingué par ses pairs par l’attribution de son nom à des plantes nouvellement décrites.
Des visites guidées au château de Gentinnes seront organisées les samedi et dimanche 8 et 9 septembre à 14, 15 et 16 heures. Une exposition sur Alfred de Limminghe complètera la visite du château où il vécut.


Le Cercle historique de Chaumont-Gistoux va également participer aux Journées du patrimoine en commémorant la famille de Dion.
La rencontre d’Albert de Dion avec un certain Georges Bouton, ingénieur parisien…. Et l’aventure de l’automobile prend son départ.
N’hésitez pas à lire le 5ème épisode des Grandes figures du Brabant wallon qui résume cette belle aventure !
Le 9 septembre 2012 à 10h30 : Départ du rallye à la place de Dion-le-Val (monument de Dion-Bouton) suivi de l’inauguration de l’exposition consacrée à « de Dion et son village d’origine »
15h : Conférence de Mr René Ville : « Albert de Dion et l’automobile »
16h30 : Visite guidée de l’exposition consacrée à de Dion-Bouton


Toujours dans le cadre des Journées du patrimoine :
A la Chapelle Notre-Dame du Marché à Jodoigne, le 9 septembre, une conférence :  La famille de Glymes dans le duché de Brabant : de la petite noblesse locale à une haute lignée aristocratique.
Du 8 au 15 septembre, au même endroit, une exposition coproduite par le Chirel BW et le Vicariat du Brabant wallon : Hommes et femmes au service de l'Évangile.
Horaires et réservation de visites guidées (enfants, jeunes, adultes) : http://bw.catho.be
010/235.279
.


Le weekend du 8 et 9 septembre sera chargé en évènements culturels : en effet,  le 2ème Salon du livre d’histoire à Rebecq aura lieu au Grand Moulin d’Arenberg, de 10h à 18h.
Renseignements : Pages de Mémoire, 15 Grand-Place – 1430 Rebecq
Tél : 067/638.991 – Gsm : 0479/245.148 
Site Web : http//:www.salon-du-livre-de-rebecq.com
Voici le programme des conférences :
Les institutions de la Belgique : Histoire de nos libertés
« Des belges aventures aux belges inventions » de Yves Vander Cruysen, le samedi 8 à 11h
« Consensus à la belge ? Les origines de notre Constitution » de Francis Balace, le samedi 8 à 14h
« La Belgique en devenir ! » d’André Flahaut, le samedi 8 à 16h
« Nos libertés ? Quelle histoire ! » de Francis Delpérée, le dimanche 9 à 14h
« Les difficultés et obstacles au progrès » de Marcel Voisin, le dimanche 9 à 15h30

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon (Fédération Wallonie-Bruxelles) sera présente au Salon du livre d’histoire et répondra avec plaisir à vos questions.

mercredi 1 août 2012

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 5 : Albert de Dion à Dion-le-Val

Connaissez-vous l’automobile de Dion-Bouton ?
Quel est le lien avec la balade dans le Brabant wallon et notre recherche de personnages marquant son histoire ?
Ceci nous amène à parler de Jules Philippe Félix Albert de Dion, de la branche de Dion-le-Val, charmant village dans l’entité de Chaumont-Gistoux.
Arrêtons-nous-y un moment pour la cinquième étape de notre périple.




Le comte Albert de Dion né en 1856 près de Nantes, appartient à la branche française des Dion. Le domaine seigneurial fut partagé entre les deux fils d’Adrien II de Dion, celui qui fit reconstruire le château de Dion en 1542. Celui-ci avait à l’époque un air défensif. Il fut réaménagé et réduit. Il possède toujours une ancienne chapelle castrale.


Ancien château de Dion-le-Val. Gravure de Harrewijn


Le fils aîné Gilles demeura à Dion. Jean, son cadet, partit en France sur le domaine de Wandonne. Six générations après, Albert de Dion, vint parcourir le fief de ses ancêtres belges au volant d’une automobile de sa confection, s’attardant au château et au cimetière où se trouvent les pierres tombales de ses ancêtres.

Albert de Dion était un sportif passionné de technologies nouvelles. Il rencontra en 1881 un ingénieur parisien, créateur d’une petite machine à vapeur, Georges Bouton et un certain Charles-Armand Trépardoux. Ce dernier se sépara rapidement des deux premiers compères.


Le couple Dion-Bouton était né pour le plus grand bonheur de l’histoire de l’automobile.

Les véhicules de Dion-Bouton sont à vapeur. Quadricycles et tricycles à vapeur seront fabriqués jusqu’en 1904.

En 1894, le comte de Dion tracta une calèche entre Paris et Rouen à l’aide d’un tracteur à vapeur de sa fabrication.  En 1895, l’entreprise s’intéressa aux moteurs à essence et mit au point un moteur à grande vitesse (1500-3000 tours), vendu à plusieurs marques automobiles célèbres, comme Peugeot et Renault, entre autres.
En 1899, il déposa le brevet de la vis-à-vis appelé la petite voiture, première voiture produite en série. En 1902, la marque lança la Populaire à moteur avant, recouvert d’un capot métallique de forme dite « toboggan ».


En 1905 l’entreprise Dion-Bouton s’orienta, peu à peu, vers la voiture luxueuse avec le lancement de limousines.
La firme Dion-Bouton arrêta la production de voitures de tourisme en 1932 mais poursuivit celle d’autobus jusqu’en 1953 ainsi que de bicyclettes encore pendant une dizaine d’années.

Le 18 mai 1958, l’Antique Car Club de Belgique organisa un rallye de voitures anciennes de Bruxelles à la place de Dion-le-Val où devait être érigée une stèle.


C’est maintenant chose faite !




Pour en savoir plus :

A la découverte de Chaumont-Gistoux / R. Delooz
Lonzée : Delooz R., 1995. - 161 p. : ill., photos, dessins, cartes ; 27 cm

L'entité de Chaumont-Gistoux / Le Cercle historique de Chaumont-Gistoux
Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 1999. - 128 p. : ill., photos ; 24 cm. - (Mémoire en images)

Le marquis de Dion et l'automobile / Robert Haulotte
Bulletin du cercle historique de Chaumont-Gistoux ; nr. spécial  (2004), p. 1-11

Mille ans d'histoire et de vie associative à Dion : 987-1987
Dion-Valmont : Foyer socio-culturel de Dion-Valmont, 1987. - 139 p. : photos, carte ; 24 cm + notes bibliographiques

La vie d'un village : Dion-le-Val / Charles Van Craenenbroeck
[S. l.] : Van Craenenbroeck C., 1987. - 202 p., [40] pl. d'ill. : ill., photos ; 30 cm