mercredi 18 décembre 2013

Fermeture de l' "Espace 81" pour les fêtes de fin d'année

 
Fermeture de l'"Espace 81" de la Bibliothèque centrale du Brabant wallon

Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles du


25 décembre 2012 au 3 janvier 2013 inclus


Nous vous souhaitons de belles et bonnes fêtes de fin d'année !


Site web : www.escapages.cfwb.be

mardi 10 décembre 2013

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 15 : la famille Grade à Mont-Saint-Guibert

La quinzième étape du périple brabançon nous amène à nous  pencher sur le passé brassicole de notre région. Vous connaissez la « Vieux-Temps » ? C’est une bière de fermentation haute, ambrée et légère (4,7°). Elle a le goût des bières anciennes tout en ne dépassant pas la densité de la plupart des pils. Elle a été créée et longtemps brassée à Mont-Saint-Guibert.

On a envie de s’y arrêter et d’y boire une bonne bière !       

 
Déjà en 1040, le moine Olbert de l’abbaye de Gembloux acquit une brasserie, six maisons et un moulin sur ce qui devait devenir le village de Mont-Saint-Guibert.  On y brassa une bière réputée pour sa douceur. Une industrie nouvelle était née. Le 19ème siècle vit une multiplication des brasseries et notamment la Brasserie Grade.

Jean-Joseph Grade, né en 1839, épousa une Guibertine, Marie-Thérèse Fecher. En 1858, il créait une brasserie dans la ferme Fecher, sur un terrain contigu à l’Orne, le ruisseau qui traverse le village.

La concurrence fut rude, En effet, chaque ferme possédait à l’époque sa brasserie. Seule la brasserie Grade résista à l’érosion du temps. 
 
Place du Peuple : café approvisionné par la Brasserie Grade.
Blog de leperronlibere Mont-Saint-Guibert
 

Il faut dire que la famille Grade fait preuve d’un bon esprit d’entreprise et d’ingéniosité.
En effet, dès la fin du 19ème siècle, la brasserie Grade investit dans les technologies modernes comme une machine à vapeur. Elle continue à se moderniser et échappe ainsi au marasme des années 1920 et 1930. Pierre-Joseph Grade, le fils de Jean-Joseph, construit une malterie permettant ainsi la fabrication de la bière depuis l’orge jusqu’au produit fini.

L’ingénieur-brasseur a le nez fin en produisant des bières spéciales de fermentation haute comme le Stout, le Scotch et d’autres bières de type anglais très en vogue après la première guerre mondiale. C’est dans cette catégorie de bières que la Vieux-Temps vit le jour vers 1935. Elle allait consacrer la réussite de la brasserie Grade. Sa production est arrêtée pendant la guerre mais reprend dès 1946 avec 5000 hectolitres par an. Elle obtient le premier prix des bières spéciales au concours international de la Brasserie en 1950 à Edimbourg et le premier prix à Luxembourg l’année suivante.

Les descendants, Jules puis Jo Grade, ont assuré à la brasserie guibertine une expansion et une réussite sans faille, renforcées par l’entrée des bières de l’abbaye de Leffe dans le groupe.

La petite entreprise familiale était devenue importante et a attiré inévitablement l’intérêt des géants brassicoles. L’aventure guibertine devenait doucement mais sûrement une grande affaire sur l’échelle européenne. Une mutation, une restructuration et un regroupement furent le prix à payer. La brasserie Grade perdit sa dimension humaine, « une certaine convivialité » comme l’exprimait Christian Laporte dans Le Soir du 10 juin 1989.


 
                                                   

En résumé, de 1980 à 1986, la brasserie continue à se développer avec des techniques de plus en plus modernes. En 1970, un accord commercial est conclu avec la société Artois de Louvain. Outre la Vieux-Temps, d’autres bières  vont être brassées à Mont-Saint-Guibert, c’est en 1977 que Jo Grade réalise la Leffe blonde. En 1983, la Brasserie Grade devient la Brasserie Saint-Guibert. . La production annuelle est de 200.00 hectolitres de Vieux-Temps et de 130.000 hectolitres de Leffe en 1986. Une nouvelle bouteillerie et l’extension du hall de manutention et de chargement furent les derniers actes à Mont-Saint-Guibert.

En 1988-89, Interbrew est formé suite à la fusion de la brasserie Artois de Louvain et de la brasserie Piedboeuf de Jupille-Liège. L’étape suivante fut la disparition de la brasserie de Mont-Saint-Guibert en 1996. Le matériel est démonté pour être utilisé dans d’autres brasseries du groupe.

La brasserie Grade n’existe plus, c’est tout un pan du patrimoine guibertin qui disparaît.
Aujourd’hui, on peut toujours boire une Vieux-Temps à la santé de la famille Grade.

SANTÉ !     

 

Pour en savoir plus :

 
Mont-Saint-Guibert et Court-Saint-Etienne / Roger Delooz
Lonzée : Delooz R., 1995
142 p. : ill., photos, plans ; 27 cm

 

Mais aussi :

Dossier de presse : Industries / Mont-Saint-Guibert

mardi 22 octobre 2013

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 14 : Robert Goffin à Ohain (Lasne)

Robert Goffin, vous connaissez ? Non ? Moi non plus !  C’est ainsi que commence l’étude de Jean-Marie Horemans à propos de l’itinéraire poétique de Robert Goffin.

Nous allons découvrir ce poète, avocat, romancier, essayiste, amoureux du jazz, attentif à la gastronomie, à la boxe, à l’automobile…. né il y a plus d’un siècle (1898) à Ohain (Lasne). Ce sera la quatorzième étape de notre périple.


        Source : Académie royale de langue
 et de littérature françaises
 de Belgique
 Albert Goffin, son grand-père, exploitait la pharmacie au centre du village. Il lui donna le goût de la littérature et des exploits sportifs. Robert Goffin prétend avoir entrepris la carrière d’avocat par nécessité. Dès le début de sa carrière, il obtient l’acquittement d’une mère infanticide aux Assises de Mons, et reçoit le Prix du jeune Barreau.  Je suis un fils naturel ! Jamais vous n’imaginerez combien mon enfance fut pénible dans un petit village du Brabant.  Sa grande intelligence, sa sensibilité exacerbée par une jeunesse où il fut trop souvent traité de « bâtard », son art oratoire…. tout ceci explique probablement son parcours d’avocat hors norme, spécialiste des affaires pénales où il obtint de nombreux succès.

Robert Goffin était un homme tellement immense, qui en contenait plusieurs autres, que le bâtonnier éprouve embarras et angoisse au moment d’évoquer celui qui fut avocat, tant cet avocat risque d’être submergé par les autres hommes qu’il était. Éloge funèbre du bâtonnier de l’ordre.

Il est en effet impossible d’être exhaustif à propos de son œuvre tant elle fut riche et diversifiée. De la poésie au roman, de l’essai à la biographie, de l’histoire à la gastronomie, de la musique aux mémoires, …, tout ce qu’il écrit nous montre une vie intense et un parcours éclectique.

A vingt ans il publie son premier recueil de poésies, Le Rosaire des soirs, en 1918. Il sera suivi de beaucoup d’autres. Déjà, étudiant il organise une conférence avec Blaise Cendrars et Jules Romain. Il fréquente Cocteau, Cendrars, Éluard, Maeterlinck, Clément Pansaers…..Il publie plusieurs ouvrages sur Rimbaud. Après la guerre, la poésie et les voyages sont ses deux activités principales.
 
 
recueil de poèmes


Mais son œuvre toute entière va être marquée par sa découverte du jazz qui va bouleverser sa vie. Il a entendu les premières notes de jazz jouées par des soldats canadiens dans sa maison natale à Ohain en 1918. Il se passionne pour l’histoire du jazz et publie, en 1934, Aux frontières du jazz, et Histoire du jazz en 1946. Il organise de nombreux concerts et se lie d’amitié avec des musiciens renommés. Il écrit ainsi la biographie de Louis Amstrong.


Robert Goffin avec Benny Carter, Louis Amstrong
et Léonard Feather
Source : Wikipédia
 

A côté de sa passion pour la musique, d’autres passions l’habitent. C’est ainsi qu’il publie un essai gastronomique, Les routes de la gourmandise, un roman animalier, Le roman de l’araignée, et même un roman d’espionnage, Chère espionne .Il donne également des études sur les anguilles, les rats et l’araignée et dans le domaine de l’histoire il consacre deux ouvrages aux Habsbourg et à la destinée des impératrices Charlotte et Élisabeth. 





Il aime également voyager. Des Amériques à l’Afrique, des temples de Sicile à ceux d’Angkor, il aime découvrir tant les civilisations disparues que des civilisations naissantes.

De plus, il ne reste pas indifférent au contexte politique que vivent l’Europe et la Belgique dans les années 30. Il crée notamment un hebdomadaire contre le nazisme et écrit des articles contre Degrelle. Il est obligé de s’exiler aux Etats-Unis où il continue à s’exprimer à travers divers genres. Il publiera Le Roi des Belges a-t-il été trahi ?, mais aussi des études sur le jazz après des voyages dans les états du sud. Après des recherches, il publie également Les Wallons fondateurs de New York en 1970. Il écrira aussi ses mémoires en 1979 et 1980, Souvenirs à bout portant et Souvenirs avant l’adieu.

Quel grand homme, au propre comme au figuré, avec une oeuvre gargantuesque en raison de sa diversité et de cette force qu’elle dégage. « The amazing Dr Goffin » (le fantastique Dr Goffin) comme le surnommaient les Américains.

Malgré cette vie riche aux quatre coins du monde, il gardera toujours un souvenir ému de son village natal : «  Je suis Brabançon wallon comme vous. Mais je suis natif, moi, du village le plus beau de tout l’arrondissement : Ohain.[…] » disait-il à Louis Genty lors d’un entretien pour le Rif tout Dju en 1983.

 
Une biographie écrite par Marc Danval
 

 

 

 Pour en savoir plus :

 
Évocations nivelloises de Robert Goffin / Louis Genty
Rif tout dju ; nr. 274  (septembre 1984), p. 15-16

L' insaisissable Robert Goffin : de Rimbaud à Louis Amstrong / Marc Danval
Ottignies : Quorum, 1998
274 p. ; 24 cm

Itinéraire poétique de Robert Goffin / Jean-Marie Horemans
Thuin : Éditions du Spantole, 1969
20 p. ; 22 cm

Lasne au-delà des clichés : à la découverte de ses artistes, écrivains et personnalités historiques / Dorothy Schuermans et Jean-Jo Evrard
Lasne : Carré Gomand, 2012
125 p. : ill., photos ; 25 cm
 


Robert Goffin / Christian (1954-....) Libens
Dossiers L ; nr. 18  (2e trimestre 1988), p. 1-20

Les Wallons, fondateurs de New York / par Robert Goffin ; préface de A. Bologne-Lemaire Charleroi : Institut Jules Destrée, 1970
142 p., [8] f. d'ill. : ill. ; 18 cm
(Connaître la Wallonie ; 15)


Liens utiles

http://www.arllfb.be     Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique

lundi 26 août 2013

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 13 : Ernest-John Solvay à La Hulpe


Source :  Larousse

Un vaste domaine de 227 hectares né de la Forêt de Soignes, un écrin de verdure aux portes de Bruxelles où les promeneurs aiment trouver paix et  beauté. Ce domaine ne serait pas ce qu’il est sans Ernest-John Solvay, petit fils du célèbre industriel Ernest Solvay. Nous avons eu envie d’en faire la 13ème étape de notre voyage.    


Entre 1831 et 1836, la forêt de Soignes perd 3/5e de sa superficie. De nombreux défrichages furent effectués et la Société générale de Belgique vend de nombreuses parcelles.
Le marquis Maximilien de Béthune achète, vers 1840, 341 hectares de forêts et y aménage un parc. Il entreprend la construction du château, confiée à l’architecte français Jean Jacques Nicolas Arveuf-Fransquin, et le contrôle des travaux à l’architecte belge Jean-François Coppens.
Le château possède 4 tours d’angles octogonales aux 4 coins cardinaux et 4 tourelles intermédiaires plus hautes que l’ensemble. Le tout est paré de briques rouges avec des lignes en pierre de taille bleue.
En 1871, le domaine fut cédé au baron Antoine de Roest d’Alkemade qui agrandit le domaine en acquérant des prairies, les berges de l’Argentine et les étangs de Nysdam.
Dès 1893, c’est le célèbre chimiste Ernest Solvay, déjà mondialement connu pour ses travaux et ses découvertes, qui acquiert le domaine. Il confie la modernisation de l’intérieur à Victor Horta et agrandit encore le domaine. Armand Solvay, son fils entreprend la transformation du château, poursuivie par son petit fils Ernest-John Solvay.       

Château du Domaine Solvay


Mais quelles sont ces transformations ? D’une part une perte importante de dimension en hauteur, les tours et tourelles disparaissent, seules les 4 tours d’angle restent. D’autre part, les briques rouges sont recouvertes d’un enduit clair. Le château a donc perdu en dimension verticale pour une silhouette plus horizontale. Ce castel est nettement moins chargé que le précédent constate Jacques Stasser qui conclut « Un château simple et pur dans un parc doux et vallonné, n’est-ce pas là un des plus heureux mariages qui soient entre la nature et l’homme ? »
Étang de la longue queue
Un jardin à la française est créé sur un côté du château. Une magnifique pelouse de 800 mètres fait face à la façade principale du château et se termine par un obélisque de 36 mètres de haut (un peu plus haut que celui de Paris) surmonté d’un soleil. Celui-ci se dresse en plein ouest et est baigné par la lumière du soleil levant. Le Belvédère à l’est du château date de la même époque. Un escalier de 140 marches à forte déclivité part de l’étang de la Longue queue et mène au Belvédère. Le dôme de celui-ci recouvert d’ardoises en cuivre est surmonté d’un soleil à douze rayons.
Belvédère à l'est du château
Les étangs du domaine ont tous été creusés par l’homme dans des terrains marécageux. L’étang de la longue queue creusé en 1834 et dominé par le Belvédère s’étire en longueur et se termine en pointe. Les deux extrémités, peu profondes, sont le lieu de prédilection pour la reproduction des poissons et batraciens.
Nous pourrions écrire des pages entières à propos du Domaine et du Château Solvay, du parc tout en courbes devant le château et rectiligne derrière, du verger, des bâtiments comme la ferme, les anciennes écuries, les garages…
La flore y est riche, le domaine est parsemé d’essences exotiques, la plupart introduites par Ernest-John Solvay comme, entre autres, de nouvelles variétés de forsythias. On peut également y trouver des arbres importés des quatre coins du monde : le séquoia Wellingtonia, le ginkgo biloba, le cyprès chauve, le métaséquoia de Chine…., sans oublier de nombreuses herbes et fleurs indigènes : la valériane officinale, la reine-des-prés, l’épilobe hérissé…..
La faune s’y épanouit. Elle est riche et variée. Jacques Stasser nous fait découvrir dans sa brochure toute la richesse de l’avifaune du domaine mais également les nombreux mammifères tels les chevreuils, renards, hermines, belettes, écureuils…

Mais parlons d’Ernest-John Solvay qui à l’instar de ses prédécesseurs a eu conscience de la valeur du domaine. C’est également le dernier propriétaire à avoir donné au domaine la physionomie actuelle. Il est véritablement le magicien du domaine de La Hulpe, devenu Patrimoine exceptionnel de la Région wallonne en 1993.
« Je suis un heureux de ce monde » déclarait Ernest-John Solvay en 1963 à sa mise à la retraite. Après 42 ans de service dans la société familiale avec de nombreuses responsabilités, il se retire à l’occasion du centenaire de la société Solvay et Cie. Toute sa vie est guidée par un leitmotiv, améliorer la condition de l’homme. Il crée ainsi de nouvelles chaires à l’ULB et son mécénat est bien présent, à la fondation Francqui, au FNRS, entre autres.
Son parc était devenu son véritable port d’attache et sa raison d’être. Il consacre dès lors une énergie folle pour transformer encore et encore son domaine au gré de sa fantaisie.
Une idée l’obsède, garder le parc dans son intégrité. Pour se faire en 1963 il écrit au président de la Commission royale des Monuments et des sites : […] D’autre part, le classement garantirait aussi l’unité du domaine. Mes parents et moi-même y avons consacré avec constance nos soins les plus attentifs et nous avons toujours eu le souci de le soustraire à tout morcellement ou lotissement qui aurait pour conséquence de lui enlever son caractère de valeur naturelle. »
Jacques, le fils aîné refuse de garder le domaine. Sa décision est prise, le 4 janvier 1968, l’État devient propriétaire du domaine. La donation est effective, en 1973, la Fondation culturelle Solvay est créée. Le parc est ouvert au public et est repris en 1993 sur la liste du patrimoine exceptionnel de Wallonie. Après la mort d’Ernest-John Solvay, la donation fut contestée. Un long procès dura de 1975 à 1994. Anne Solvay obtient une réduction de la donation de 2 tiers. Mais en 1993, après une pétition de 32 000 signatures d’amoureux du domaine, un accord survient entre l’héritière et la Région wallonne (après la Communauté française). Les deux tiers sont rachetés pour 200 millions de francs.
En 1998, La Région wallonne transforme la ferme du château en un lieu emblématique de la culture belge. On peut y découvrir les œuvres de Jean-Michel Folon.
Oeuvre de Jean-Michel Folon dans la ferme du château

N’oublions pas également le film de Gérard Corbiau, Le maître de musique, interprété par José Van Dam en 1988 dans ces lieux magiques.

En occupant plus de 15% du territoire communal, le Domaine Solvay est un fleuron d’un environnement de qualité. Cet endroit est accessible à tous et gratuitement.
En 1969, Ernest-John Solvay reçoit le titre de comte et l’autorisation d’ajouter « de La Hulpe » à son nom déjà célèbre.


Carte du domaine














Pour en savoir plus :


À la découverte de La Hulpe et Rixensart / R. Delooz
Lonzée : Delooz R., 1999
152 p. : ill., photos ; 27 cm

À la découverte du domaine Solvay : patrimoine exceptionnel de la Région wallonne / sous la direction de Jacques Vandenbroucke ; Préface de M. Jean-Claude Van Cauwenberghe
Bruxelles : L. Pire, 2004
160 p. : ill., photos, dessins ; 31 cm
(Belles voix)

Cent Brabançons wallons du XXe siècle / préface de Valmy Féaux
Wavre : Province du Brabant wallon, 2000
220 p. : ill., photos ; 32 cm

Le château de La Hulpe et son parc / Jacques Stasser
Bruxelles : Crédit communal, 1977
56 p. : ill., photos ; 21 cm

mardi 16 juillet 2013

Bibliothèque centrale du Brabant wallon aux Journées des bouquinistes de Nivelles

 
 
 
La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon vous donne rendez-vous les dimanches 18 et 25 août de 10 à 18 heures pour les Journées des bouquinistes dans le cadre agréable du cloître de la Collégiale ainsi que dans la Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville de Nivelles.

Nous vous y proposerons :
  • des ouvrages en wallon : pièces de théâtre anciennes, textes et études littéraires.. 
  • des ouvrages d’auteurs et d’éditeurs belges 
  • des livres d’histoire
 
 Pour plus de d'infos sur les Journées des bouquinistes...

mardi 2 juillet 2013

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 12 : Hector Defoër à Jodoigne

Jodoigne est l’étape suivante dans ce beau périple à travers le Brabant wallon. Les lieux illustres attachés à des propriétaires non moins illustres n'y manquent pas : le château Pastur, le château de l’Ardoisière, le château de la Vicomté… tous méritent de s’y arrêter.
Le choix s’est porté sur le Château des cailloux  construit sur les plans de l’architecte Émile Janlet à la demande d’Hector Defoër-Bey en 1881.
    
Coll. J. Tordoir


Un article d’Espace-vie en 2011 posait la question à Joseph Tordoir, historien et échevin à Incourt, : Quel avenir pour le château des Cailloux ?
[…] Il a subi un important incendie en 1952. La toiture a été ravagée. Du mobilier, des tableaux et des lustres ont également disparu lors de ventes publiques....Le château perd de son charme. Heureusement les jardins sont encore magnifiques, même si la plupart des statues en bronze ont été volées. […]… Le château est clairement sous-utilisé et c’est bien dommage. L’entretien d’un tel site demande des moyens énormes, que la Communauté française n’a pas nécessairement.[…]  Il y a en tout cas un potentiel pour créer de belles choses. J. Tordoir.

Mais intéressons nous aux origines du château, construit au centre du Bois des Cailloux et établi dans un vaste parc paysager.
Pour se faire, parlons d’Hector Dufour alias Defoër, né à Jodoigne en 1832, benjamin d’une famille modeste d’ouvriers agricoles. Le destin d’Hector est surprenant.
     
Hector Defoër


Son frère aîné Augustin est parti vivre à Paris pour tenter sa chance. Il entre, entre autres,  au service de l’ambassadeur de France à Lisbonne et il semblerait qu’en 1851 au plus tard, il séjournait en Égypte et était dans l’entourage des princes égyptiens. Hector est amené à suivre son aîné en Égypte à l’âge de 18 ans. Il y séjourne une vingtaine d’années et y fait carrière, notamment dans l’administration des finances du khédive d’Égypte. Il participe, entre autres, aux négociations des grands emprunts destinés à la construction du canal de Suez. Il reçoit le titre de « Bey » d’Égypte (seigneur). Parallèlement, à titre privé, il participe à la création de différentes sociétés notamment le Crédit Lyonnais.

En 1871, il revient définitivement d’Égypte et séjourne dans son immeuble acheté Boulevard Hausmann à Paris avant de se réinstaller dans sa ville natale. Il fut jusqu’à son décès en 1905 un ardent défenseur de la cause libérale. Il fait construire une salle, les Échos de la Gèthe, salle des réunions des instances locales du parti. Il contribue financièrement à la fondation de l’Hôpital auquel il donne le nom de sa mère Béatrix.


Hôpital Ste Béatrix
Coll. J. Tordoir

Il soutient également les écoles communales et le bureau de bienfaisance.

Revenu d’Égypte considérablement riche, il acquiert le Bois des Cailloux sur les bords de la Pisselote. C’est au centre de ce domaine que son château fut construit entre 1881 et 1882.
Celui-ci, construit par l’architecte Charles-Émile Janlet, reprend les caractéristiques de la Renaissance flamande : tours asymétriques, un jeu chromatique par l’utilisation de différents matériaux : pierre bleue, pierre de Gobertange, briques mais aussi une richesse de détails au niveau de la décoration intérieure.
De nombreuses photos témoignent du grand luxe correspondant au goût de la grande bourgeoisie de l’époque : tapis d’Orient, tapisseries gobelins, miroirs sur les cheminées, lustres à bras multiples, appliques murales alimentées au gaz, plafonds à caissons peints avec des boiseries moulurées…
L’approvisionnement en gaz est résolu par des fours destinés à la gazéification du charbon installés dans le jardin. Quant à l’eau, elle est pompée par une puissante machine hydraulique et envoyée vers un château d’eau situé dans le parc. Le château possède un confort exceptionnel pour la région et l’époque.
Le château est racheté par l’État après la seconde guerre mondiale. Il est aujourd’hui la propriété de la Communauté française qui procède à de petits travaux de rénovation.
Le coût de l’entretien du château et du parc est important et met en péril cette bâtisse du 19ème.

On peut espérer voir prochainement cette magnifique demeure regagner le lustre d’antan, celui imaginé par son propriétaire, un homme au destin romanesque.




Pour en savoir plus :

Bonjour de Jodoigne / Joseph Tordoir
Incourt : [S.n.], 1999
144 p. : ill., photos, dessins ; 21 cm
 
Le château des cailloux : Hector Defoër, Jodoigne / Marc Verdickt et Bernard Van den Driessche
Jodoigne : Jodoigne Passé-Présent, 1990
204 p. : ill., photos, plans ; 29 cm

Hector Defoër-Bey, Jodoigne, Alexandrie, Paris : la vie d'un "Nabab" (1832-1905) / Joseph Tordoir
Glimes : Rencontres, 2005
120 p. : ill., photos ; 30 cm

Le patrimoine moderne et contemporain de Wallonie de 1792 à 1958 / ouvrage réalisé sous la coordination de Gaëtane Warzée
Jambes : Ministère de la Région wallonne, 1999
424 p. : ill., photos, plans ; 31 cm. - (Division du patrimoine)

Le potentiel pour y créer de belles choses : le château des Cailloux, à Jodoigne, se cherche une destinée / Xavier Attout
Espace-vie ; nr. 214, septembre 2011, p. 7

mercredi 22 mai 2013

Les figures illustres du Brabant wallon. Episode 11 : Arthur Brancart à Fauquez (Ittre)

 Nous allons pour cette étape de notre périple en Brabant Wallon, nous arrêter à Fauquez, un hameau à cheval sur Ittre et Braine-le-Comte, et nous intéresser plus particulièrement à Arthur Brancart, l’un des grands artisans de la réussite des
Verreries de Fauquez au début du 20ème siècle.

Buste d'Arthur Brancart
Photo : Pixels BW
Henri Michotte qui, en 1899, a racheté, pour une bouchée de pain, cette verrerie spécialisée dans le verre creux, fait appel à Arthur Brancart. Celui-ci jouit déjà d’une certaine réputation dans le milieu. Originaire d’une famille modeste, il a commencé comme apprenti dans une verrerie de Boussu. Suivant des cours de soir en décoration sur verre, il devient rapidement chef d’atelier. Il gère ensuite les Gobeleteries et Cristalleries de l’Escaut. Il est même employé par la Société Générale de Belgique pour mettre de l’ordre dans ses filiales  en Pologne.
A Fauquez, il s’impose rapidement dans la société qu’il rachètera plus tard.
Il faut dire que depuis son arrivée, Arthur Brancart n’a de cesse de développer la société. Il fonde notamment une usine céramique et une section  verres spéciaux  voit le jour dans la gobeleterie en 1907.
En 1912, une cantine et une salle des fêtes sont construites pour accompagner le développement rapide de la société.
Arthur Brancart s’attache à développer de nouveaux produits. En 1913, les verres opalescents et colorés connaissent  un grand succès à l’exposition de Gand.
C’est dans les années 20 que les verreries de Fauquez connaissent leur âge d’or.
A la fin de la Première Guerre mondiale, les verreries commencent à produire de la marbrite (une imitation de marbre faite à base d’éclats de verre). A la suite de l’exposition des Arts décoratifs de Paris de 1925 où il gagne le grand prix et de la mode Art Déco, le produit connaît un énorme succès.
Parallèlement à ce succès économique, la Verrerie agrandit ses territoires et les aménage. De nouveaux départements s’ouvrent. Une glacerie, entre autres,  a pour but de polir la marbrite  qui connaît un succès international toujours plus grand.
Cette croissance entraîne un besoin en main-d’œuvre toujours plus important. Le nombre d’ouvriers passe ainsi de 200 à 800 en 1930.
C’est à cette fin que les verreries créeront aussi une véritable infrastructure sociale.
Au total, ce ne sont pas moins de quatre corons qui verront le jour. Ces habitations étaient gratuites pour les employés de la société. Sept cités ouvrières seront également construites. A son apogée, la société comptera jusqu’à 3000 ouvriers.
Le logement ne fut pas le seul secteur développé. Un véritable esprit de vie en circuit fermé fut instauré afin d’assurer la réussite économique de la société. Une caisse de secours ainsi qu’un service médical et pharmaceutique seront créés. Une chapelle sera érigée. C’est dans ce contexte qu’un économat, une saboterie, une boucherie et une tannerie ouvriront leurs portes. Le domaine de l’éducation ne fut pas non plus oublié. Une école sera ainsi fondée dès 1905 et ensuite remplacée par une nouvelle infrastructure en 1907. Celle-ci accueillera jusqu’à 141 élèves. Même le secteur des loisirs ne fut pas négligé. Une salle des fêtes sera bâtie à cet effet en 1910.

Arthur Brancart décède en 1934 et lègue la société à ses quatre fils. La marbrite finira par être supplantée dans les  années 1960 et la société sera obligée de se recentrer sur sa production d’origine, le verre creux. Elle sera dès lors en sursis et c’est en 1979 que la société fermera définitivement ses portes.
                                                                                                                                                                           Cédric Huntzinger


Les extraits de « La chanson de Fauquez » ci-dessous, nous éclairent à propos de l’ingénieux industriel que fut Arthur Brancart et de l’action sociale qu’il mena en parallèle à l’essor des verreries.


Il y a trente ans, notre petit village
Fauquez, Messieurs, n’était qu’un bon hameau
Presqu’inconnu, même du voisinage
Mais aujourd’hui, voyez comme il est beau.
De grandes usines, salles de fêtes et écoles,
Un cinéma et de jolies maisons […]


C’est aussi grâce à sa philanthropie,
A son souci du sort du personnel
Que nous avons une boulangerie,
Un magasin aux prix exceptionnels […]


Bref, en un mot, toute sa vie entière
Ce bienfaiteur la consacre à Fauquez […]

Depuis longtemps, je caressais l’idée
De vous parler de notre cher patron,
Arthur Brancart, l’homme aux larges idées
Que nous aimons et que nous respectons […]



Arthur Brancart a l’idée de faire construire tout près de l’usine, une chapelle consacrée à Sainte Lutgarde, entièrement parée de marbrite. Celle-ci est aujourd’hui désacralisée.
 
Photo : Bernard Delnatte


Le fronton de la salle des fêtes arborait l’inscription : Bien travailler, bien s’amuser ? Un témoignage du passé fabuleux de Fauquez.



Photo : Bernard Delnatte

                   http://www.chapelledeverre.be
                   http://www.pixelsbw.com/sitemap.htm
"Bien Travailler, Bien s'amuser, l'Utopie selon Arthur Brancart" Documentaire de 26 minutes en HD (2012) réalisation Olivier Vandersleyen Production "Widescreen"
Trailer :http://www.youtube.com/watch?v=_4iyuoDEpY4
http://mediaplan.ovh.net/~widescre/widescreen/Widescreen/FR_fauquez_synopsis.html
Pour le DVD suivez le lien: http://www.widescreen.be



Pour en savoir plus :

Les maisons en marbrite et cimorné en Wallonie / Lucia Gaiardo, Claire Billen ; avec la collaboration de Anya Diekmann, Pierre-Alain Tallier
Jambes : Ministère de la Région wallonne, 1999
(Carnets du patrimoine ; 27)
48 p. : ill., photos ; 24 cm

Mémoires ittroises à la rencontre du passé de... Ittre, Virginal, Fauquez, Haut-Ittre, Huleu, Samme, Le Bilot : sans oublier ses trains et trams / Réalisé par Geneviève Dupont
Ittre : CLI, 1995
132 p. : ill., photos ; 20 cm

Les verreries de Fauquez
Nivelles : Ligue de l'enseignement du Brabant wallon, 2009
27 f. : ill., photos ; 30 cm

Les verreries de Fauquez. 01, Contribution à l'étude de l'archéologie industrielle : apport urbanistique et idées sociales d'Arthur Brancart (1902-1934) / Olivier Lemesre
Bruxelles : Institut supérieur d'histoire de l'art et d'archéologie de Bruxelles, [198.]
208 f., [24] p. ; 30 cm

Les verreries de Fauquez. 02, Contribution à l'étude de l'archéologie industrielle : annexes, documents et actes / Olivier Lemesre
Bruxelles : Institut supérieur d'histoire de l'art et d'archéologie de Bruxelles, [198.]
154 f. : ill. ; 30 cm

mardi 21 mai 2013

La Grande Guerre et sa mémoire

Dimanche 16 juin 2013

Excursion en autocar à Ypres et Dixmude
La Grande Guerre et sa mémoire

Le 16 juin en avant-première aux commémorations du centième anniversaire de la Grande Guerre, les Amis de Bousval proposent une excursion en autocar à Ypres et Dixmude.

Le Professeur Guido Latré, habitant actuellement à Bousval, est originaire de la région du front de la Grande Guerre . Il traite de ce sujet dans ses cours de littérature et d'histoire anglaises à l’UCL. Le 16 juin au cours d'une excursion d'une journée, il nous amènera à son ‘plat pays’ natal. Il nous livrera ses commentaires sur la Grande Guerre. Nous passerons par quelques lieux de mémoire: notamment des monuments de l’Empire britannique, la sculpture émouvante des ‘Parents en Deuil’ de l’artiste allemande Käthe Kollwitz et des cimetières belges, allemands et du Commonwealth. Il guidera la visite du ‘Musée Mémorial Passchendaele 1917’ avec les tranchées sous-terraines reconstruites et des belles villes d’Ypres et Dixmude.

Départ à 8 h précises : avenue des Combattants devant la salle Gossiaux à Bousval Retour vers 21h30 Emportez le pique-nique du midi.
Participation aux frais: 40 € comprenant le voyage en car, l'entrée au musée et le pourboire du chauffeur. Ne sont pas compris: les boissons et la collation du soir.
Paiement avant le 6 juin au compte bancaire BE69 0680 3974 6078 des Amis de Bousval.

Inscription obligatoire et renseignements: Marie-Rose Petitjean, tél. 010/61.13.72 (répondeur en cas d’absence) ou courriel mrlp1@hotmail.com. Les inscriptions reçues sur le répondeur ou par courriel seront confirmées.

Cercle socio-culturel « LES AMIS DE BOUSVAL » asbl – n° entreprise : 412.041.152 
Siège social : Rue du Château 41 à 1470 Bousval – IBAN : BE69 0680 3974 6078 BIC : GKCC BE BB
Site internet : www.lesamisdebousval.be – Mail : adbousval@gmail.com

jeudi 16 mai 2013

Nous avons cherché pour vous

A propos des carrières du Brabant wallon

 Un article de Jean-Jacques Chapelle et de Georges Lecocq nous rappelle la présence de kaolin (eurite), dans le sous-sol nivellois au 19e siècle.

Victor Boch fut particulièrement intéressé par ces gisements nivellois peu exploités. En effet, en 1863, le géologue G. Lambert avait déjà vanté l’excellente qualité du gisement : « Il est permis d’espérer que cette roche sera un jour d’une grande ressource pour la céramique belge ».L’exploitation de l’eurite à Nivelles connut un franc succès. En 1884, trois wagons de dix tonnes en moyenne étaient expédiés par semaine.
Cette roche, mélangée à d’autres matériaux, fut utilisée dans la fabrication de faïence fine.

On la retrouve également dans des piliers de la Collégiale ainsi que dans le pignon du transept ouest mais également dans les murs de la Tour Simone.


Photo : Wikipédia


Vous désirez un complément d’information ? N’hésitez pas à consulter l’article, à l’Espace 81, ouvert le mercredi toute la journée ou sur rendez-vous pour les autres jours de la semaine.

Les carrières de kaolin à Nivelles / Jean-Jacques Chapelle ; préparation à l'édition et compléments : Georges Lecocq
Rif tout dju ; nr. 504 (janvier-février 2013), p. 33-39

lundi 29 avril 2013

Fermeture de l'"Espace 81" le 1er mai 2013

Fermeture de l'"Espace 81" de la Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon

Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles le 1er mai 2013


Pour plus d'infos...

jeudi 18 avril 2013

Nous avons cherché pour vous

Carrières et sablières du Brabant wallon


« Les carrières sont les activités assurant l’extraction et la mise en valeur des masses de substances minérales ou fossiles renfermées dans le sein de la terre ou existant à la surface et qui ne sont pas classées comme mines »  Décret « Carrières » du 04 juillet 2002

Plusieurs produits sont concernés : roche ornementale sciée ou taillée, moellons et pavés, chaux, ciment, sables, argiles…

Historiquement, le sable naturel brabançon de type bruxellien, présent dans quasi toute la province, a été extrait durant de nombreuses années.


Facture du maître de carrières Arthur Villers (1905)
Collection : J. Tordoir

Le Brabant wallon est une grande zone d’exploitation de carrières, surtout de sable mais également de porphyre à Quenast et de la pierre de Gobertange (Mélin).
Les puits d’extraction de grès calcarifères, jadis exploités comme pierres à pavés et moellons sous le nom de pierre de marne, étaient nombreux sur les hauteurs de Braine, Lillois et Ophain.
Les carrières de porphyre à Quenast, exploitées dès le 16ème siècle, fournirent les pavés, mondialement connus, de la chaussée allant de Bruxelles à Mons, jusqu’à Valenciennes.
A Clabecq, l’arkose fut très utilisée dans la région pour la construction des bâtiments. A Tubize, les carrières de schiste furent également exploitées.
Quant à la célèbre pierre de Gobertange, pierre beige claire calcaire, extraite à Gobertange (Jodoigne), elle fut exploitée pour sa beauté. On la retrouve dans de nombreux bâtiments prodigieux  tels que l’hôtel de ville de Bruxelles ou la cathédrale de Malines, entre autres.

En 1982, le Brabant wallon accueillait 84 carrières de sable. En 1987, il n’en restait plus que 27. « Il y a eu l’épuisement naturel de certaines carrières, mais l’accès aux ressources est aussi de plus en plus contraignant » […] Étude de la Fediex

Et pourtant, le sous-sol du Brabant wallon attire toujours l’intérêt des industriels du sable : « C’est la seule région en Belgique où on trouve autant de sable de bonne qualité »
Michel Lerat, directeur technique de Fediex (fédération des industries extractives de Belgique)

Actuellement, deux entreprises exploitent encore les sables bruxelliens dans le Brabant wallon : Shanks à Mont-Saint-Guibert et Hoslet à Chaumont-Gistoux.
Des projets de nouvelles exploitations sont en cours mais les difficultés sont nombreuses.
 « Ce n’est pas une entreprise polluante, mais cela crée du charroi. Et puis il y a toute la question de la réhabilitation de la sablière, quand elle n’est plus exploitée. On peut en faire une réserve naturelle, la remblayer… On peut combler le trou avec des déchets inertes de construction. Mais cela se fait parfois avec des déchets de classe II ou III… »
Thierry Meunier, échevin à Ittre, conseiller provincial

Quelles perspectives pour les sablières brabançonnes ? La préservation écologique des sites et la reconversion des sablières inquiètent à juste titre. Peut-on trouver une formule pour  conserver une industrie extractive brabançonne en symbiose avec l’environnement ? L’avenir nous le dira…


A consulter à l’espace 81 sur rendez-vous


Au pays des carrières, Dongelberg-Opprebais : des origines à la première guerre mondiale / Joseph Tordoir
Incourt : Tordoir J., 1997
81 p. : ill., photos ; 21 cm

Blanmont : note sur les carrières / Jean Martin
Wavriensia ; nr. tome XLIV, 4 (1995), p. 139-147

Les carrières de kaolin à Nivelles / Jean-Jacques Chapelle ; préparation à l'édition et compléments : Georges Lecocq
Rif tout dju ; nr. 504  (janvier-février 2013), p. 33-39

Carrières et carriers (Brabant-Hainaut) XVIe-XIXe siècles : aperçu / Jean-Louis Van Belle
Revue d'histoire religieuse du Brabant wallon ; nr. Tome 16, fascicule 1-2 (1er trimestre 2002), p. 41-52

Des carrières de Blanmont.... au Green Center / Willy Jacqmin
La Mémoire de Chastre ; nr. 30 (mars 1998), p. 6-8

L’emploi de l'arkose dans les constructions / M.A. Dehem
Tubize et son passé ; nr. spécial (février 2000), p. 2-27

La Gobertange : une pierre, des hommes / ASBL Gobertange 2000 ; sous la direction de Joseph Tordoir ; préface : Hervé Hasquin
Louvain : Cera Holding, 2000
413 p. : ill., photos, cartes, plans ; 30 cm

Itinéraire du sable : 36 km dans l'ouest du Brabant Wallon et ses confins hennuyers depuis le Bois de la Houssière jusqu'à Braine-l'Alleud / rédigé par Georges-Henri Everaerts...[et al.] Bruxelles : Société royale belge de géographie, 1991
52 p. : ill., photos, cartes ; 21 cm
(Hommes et paysages ; 15)

Joseph Zaman, un personnage mythique du 19e siècle / Étienne Jacquemain
Echarp : bulletin de liaison ; nr. 67  (1er trimestre 2013), p. 63-74

Lorsque Rebecq m'est conté : les carrières de Quenast
Rewisbique ; nr. 9  (juin 2000), p. 2-32

Mélanges néthennois 2010 / Collab. Robert Van den Haute
Grez-Doiceau : Amis de Néthen, 2010
91 p. : ill., photos ; 30 cm

Passeurs de mémoire : reflets d'une mémoire ouvrière de l'Ouest du Brabant wallon / introduction de Jacques Benthuys ; préface de Philippe Remy, Guy Zone
Court-Saint-Étienne : Centre culturel du Brabant wallon, 2006
145 p. : ill., photos, dessins ; 22 cm + 1 DVD, 1 addenda

Pierres d'hier et d'aujourd'hui : dossier
Nouvelles du patrimoine ; nr. 37-38 (mars 1991)
Quel avenir pour les sablières brabançonnes? / Xavier Attout
Espace-vie ; nr. 224 (septembre 2012), p. 8-9

Quenast : une pierre, une histoire, un musée / Eric Meuwissen
Brabant ; nr. 2  (juin 1996), p. 15-19

Quenast, son Eglise et son Porphyre / Joseph Delmelle
Brabant ; nr. 5 (1974), p. 14-17

Société anonyme des carrières de porphyre de Quenast : 1864-1964
Bruxelles : Weissenbruch impr., 1964. - 41 p. : ill., photos ; 23 cm

Une action des carrières de Perwez / Gautier Maniquet
Souvenir perwézien ; nr. 94 (juin 2009), p. 7-10

Le vieux mur ou petite histoire des carrières de Perwez / François H. Berwart
Souvenir perwézien ; nr. 45 (mars 1997), p. 4-8




Hôtel de ville en pierre de Gobertange - Grand Place de Bruxelles
Utilisateur : Mats Halldin