mardi 8 avril 2014

Les géants du Brabant wallon. 04

Villers-la-Ville : la géante Marie Doudouye symbolise l’introduction, au 19e siècle, de la culture des pommes de terre (canadas).

Le géant Pierre du Tchesseau, qui évoque la famille Dumont de Chassart accompagne volontiers lors de manifestations folkloriques la géante Dame Aveline représentante de sa localité, Sart-Dames-Avelines.

Walhain : Quiquine del vi Tchestia et D’Joseph d’Amérique, tous deux créés en 1983, évoquent le passé de Walhain. La première évoque la comtesse de Walhain qui fit des aménagements au château au cours du 16e siècle. Le deuxième rappelle l’émigrant qui fonda un village Walhain  au Wisconsin en 1855.

Ils ont un fils Biloque, créé en 1989. Juliette de Maugre-To est sa sœur, rappelant la patronne de l’ancien café « Maugré-To ».

Waterloo : les paveurs de Waterloo connus internationalement sont représentés par le géant Jules le Paveur. Il devient en 1980 le géant de l’école communale du Chenois, quartier où résidait cette classe laborieuse de Waterloo. Il participe au cortège du carnaval des enfants.


Jean de Wavre en 1956, défilé à Lille
Wavre : a été une des premières villes wallonnes à suivre le mouvement de renaissance des géants. En 1928, Jean et Alice sont solennellement inaugurés en présence des géants de Nivelles. Ils évoquent les seigneurs locaux qui ont donné en 1921 leurs terres au duc Jean de Brabant en échange de larges libertés accordées aux gens de Wavre. Brûlés dans le bombardement de leur ville en mai 1940, ils seront reconstruits en 1950. Deux ans plus tard, le Maca est créé et est honoré de la médaille de la ville comme Jean et Alice. Il représente quant à lui, le premier bourgeois de Wavre qui négocia la charte de 1922.
Mellie de Basse-Wavre est plus tard fiancée au géant Le Maca.
Quatre autres géants sont venus récemment compléter la famille : La crapaute, symbolise la jeune fille moqueuse, Anne de la Loriette évoque Sainte-Anne, la patronne du quartier de la Loriette, Asterix des champs créé en 2000 lors de l’inauguration de l’habillage du Maca et enfin Saint-Jean-Baptiste créé pour le 100e anniversaire de l’Institut Saint-Jean-Baptiste.

 

En conclusion, nous pouvons dire que les géants de Nivelles sont les plus anciens et ceux qui se maintiennent tant dans les cortèges carnavalesques de la ville qu’à la rentrée du tour de Sainte-Gertrude. L’Argayon, sa famille et le cheval Godet n’ont pas cessé, depuis des siècles de faire partie de la mythologie populaire nivelloise.Nous pouvons encore citer dans les plus anciens le Grand Colas et Nananne de la Hulpe, déjà présents en 1730 et enfin, Jean et Alice de Wavre en 1928.

Quant aux autres géants du Brabant wallon, ils sont tous nés au XXe ou XXIe siècle.
Beaucoup reposent sur une base affective, évocation d’un personnage connu ayant illustré la petite histoire locale à travers un commerce, un statut…
Ce sont souvent des créations individuelles, fruits d’un club, d’une association, d’un groupe, qui vivent grâce à ceux-ci.

La question que se posaient avec justesse les deux auteurs de « Les géants du Brabant wallon » (1958-1959) est toujours d’actualité : les géants vont-ils s’intégrer suffisamment à la communauté locale et survivre à la disparition de leur géniteur ?

Ils soulignaient également les difficultés rencontrées au maintien de ces géants : la précarité des constructions, le coût des restaurations…

Mr Vandereuse et Mr Meurant parlaient également d’une mode des grands mannequins et du risque de voir celle-ci disparaître.
 
Il semblerait que cette mode est toujours bien ancrée chez nous et que les géants vivent encore de beaux jours dans notre folklore.

Les géants nivellois


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