jeudi 24 décembre 2015

Tous nos vœux livresques!


Les bibliothèques et ludothèques du réseau Escapages
vous souhaitent d'excellentes fêtes de fin d'année !

  ...Et de belles lectures! :-)

 

mercredi 16 décembre 2015

Fermeture de l' "Espace" 81 de la Bibliothèque centrale du Brabant wallon

Fermeture de l' "Espace 81"

Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles du 24 décembre 2015 au 3 janvier 2016 inclus

Nous vous souhaitons de belles et bonnes fêtes de fin d'année !


 

mardi 8 décembre 2015

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 07


De nombreuses voitures de Napoléon inondèrent les musées et les collections particulières. Celle-ci fut revendue, à la mort de Bullock,à la Maison Tussaud où une salle « Napoléon » fut aménagée . Le 18 mars 1925, cent dix ans après Waterloo, la berline qui avait échappé aux incendies de Moscou, au désastre de Leipzig, à la campagne de France et au retour de l’île d’Elbe, s’embrasa dans l’incendie qui détruisit le Musée Tussaud.

 


Pour en savoir plus :

La capture de la voiture de Napoléon le 18 juin 1815 / Robert Merget
Waterloo illustré ; nr. 19, 195., p. 65-88

Les lendemains de Waterloo / Roger Ghyssens
Echarp : bulletin de liaison ; nr. 20, décembre 2000, p. 8-11

Napoléon : la dernière bataille / Jacques Logie
Bruxelles : Racine, 1998
(Les Racines de l'histoire, ISSN 1373-4075)


mardi 1 décembre 2015

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon propose un nouvel "Actualivres"

 
Un nouvel « Actualivres » est disponible : 


Harcèlement à l’école et violence en milieu scolaire : nouveau type de violence sociale ?...

Ce phénomène assez répandu touche toutes les structures scolaires et n’est pas à banaliser.

Il s’inscrit dans une relation de domination entre jeunes, qui se traduit par une conduite inadaptée d’un élève par rapport à un autre, avec une intention de nuire et une répétition des faits dans la durée.

Cette présente édition d’« Actualivres » vous propose quelques ouvrages et références pour aborder cette question et découvrir des outils, des pistes, des expériences de prévention et d’intervention.




Bonne semaine et belles lectures!

lundi 23 novembre 2015

"La coopération en mouvement" à La Ferme de Froidmont



Rendez-vous pour une journée de rencontres afin de découvrir les métiers, les réalités, les expériences ainsi que les publics de l’autre et mettre en commun des projets ouverts à la coopération...

Cette journée s'adresse aux artistes, opérateurs culturels, opérateurs jeunesse, reconnus et non-reconnus, travailleurs, bénévoles, responsables d’associations et mandataires politiques dans le seul but de mettre en mouvement une coopération désirée et durable entre les différents acteurs du monde culturel brabançon.

Cette rencontre se déroulera le 3 décembre 2015, de 9h15 à 16h30, à La Ferme de Froidmont Insertion ASBL et au TILT (Terrain Interactif Ludique pour Tous) - Chemin du meunier, 38-44, 1330 Rixensart.


mercredi 18 novembre 2015

La Nuit des Bibliothèques est bientôt là !



La Nuit des Bibliothèques 2015, un doudou, un livre et au lit ! est bientôt là !

C’est la quatrième édition d'une opération proposée par la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB) et les bibliothèques locales du réseau de lecture publique du Brabant wallon.

Lectures en pyjama... Avec vos bibliothécaires... Doudous bienvenus...
  • Ateliers doudou it yourself
Fabrication de doudous, d’attrape-rêves et de sacs à pyjama avec :
· Virginie Aerts (artiste, plasticienne)
· Catherine Amatheü (La petite galerie d’art vivant, Orp-Jauche)
· Charlotte Berghman (artiste, illustratrice)
· Justine Drabs (styliste, modéliste, couturière)
· Eve Jadot (artiste, animatrice)
· Catherine Wilkin (auteure, illustratrice, éditrice)

  •  Rencontres avec Jean-Luc Englebert, auteur-illustrateur 
  • Conférence : « (Encore) une histoire avant d’aller au lit… » avec Diane-Sophie Couteau
  • Biblio-fil :Une occasion d'échanger des astuces, partager les bons filons, de demander conseil en couture et… en lecture.

Activités gratuites - réservations indispensables

Pour retrouver toutes les infos, suivez ce lien :

Bon après-midi et belles lectures.

Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (Fédération Wallonie-Bruxelles)
Place Albert 1er, 1
1400 - Nivelles
Tél. : +32(0)67 89 35 89
Fax : +32(0)67 21 35 03
Courriel : info.escapages@cfwb.be
Site web : www.escapages.cfwb.be
Catalogue collectif en ligne : www.caracol-bibliotheques.be

Et aussi :
Eurêkoi : Vos bibliothécaires vous répondent en moins de 72h, service gratuit !
Lirtuel : Plateforme de prêt de livres numériques de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de ses partenaires
Samarcande : Découvrez les richesses des bibliothèques publiques...

jeudi 5 novembre 2015

"Noodle Brain" à la Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon



Noodle Brain

Lundi 9 novembre 2015
12h, 12h30, 13h et 13h30

Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon


Pour la première fois en Belgique, votre cartographie émotionnelle à partager sans limite.

Grâce à "Noodle Brain", Christen Saradou, le nouveau gourou des neurosciences, vous dévoile, avec le concours d'artistes talentueux, votre propre cartographie émotionnelle à partager sans limite sur vos réseaux préférés.

Le 9/11/15 à Nivelles, installation dans le hall de la bibliothèque centrale
  • Public :
    Expérience gratuite et tout public
  • durée :
    30 min
  • Horaire :
    12h, 12h30, 13h et 13h30
  • Adresse :
    Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (Fédération Wallonie-Bruxelles)
    Place Albert 1er, 1
    1400 - Nivelles
    Tél : 067/89.35.89
    Site : www.escapages.cfwb.be


mardi 3 novembre 2015

La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FBW) vous propose un nouveau biblio-thème...

Et voici un nouveau biblio-thème !


La littérature pour adolescents est en plein essor et offre un éventail de livres très variés.
Le polar est un genre qui attise la curiosité et la sensibilité des jeunes. Installez-vous confortablement et découvrez cette sélection d’énigmes riches en émotions et en rebondissements.
Bons moments à tous !


Bon après-midi, excellente semaine et belles lectures.

mercredi 28 octobre 2015

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 22 : La légende de Geneviève de Brabant et le lac de Genval

Cette 22e étape nous amène sur un site enchanteur qui donne envie de balader et de rêver. Le lac de Genval est, en effet, depuis sa création (sur plans en 1903) un lieu de villégiature pour de nombreux visiteurs. Mais avant d’aborder l’histoire fantastique de Genval-les-Eaux, nous allons découvrir la jolie légende de Geneviève de Brabant.

Wikipedia

L’histoire de la duchesse, Geneviève de Brabant, est contée dès le 13e siècle dans la « Légende dorée » de Jacques de Voragine. De nombreux auteurs ont depuis repris la légende. Voici la version du comte Henry Carton de Wiart :

« Geneviève était l’épouse du duc Godefroid dit « Le Barbu » qui régnait en Brabant. Celui-ci, partant pour la croisade, l’avait confiée, ainsi que son enfant en bas-âge, à la garde et la tutelle de son grand intendant nommé Golo. Ce Golo avait l’âme noire et vile. »
Celui-ci tenta de séduire la jolie princesse qui le repoussa. Furieux et voulant se venger, il envoya au duc des messages qui accusaient Geneviève d’avoir manqué à ses devoirs d’épouse. Le duc aveuglé n’hésita pas à condamner l’épouse qu’il croyait coupable. Il chargea son intendant de la faire disparaître.
Les bourreaux chargés de l’exécution de la jeune mère et de son enfant dans la forêt de Soignes, furent pris de pitié devant tant d’innocence et de jeunesse. Ils se contentèrent de les abandonner dans l’épaisse forêt.
« Seule avec un jeune enfant dans cette futaie inaccessible, qu’allait devenir la jeune duchesse habituée à une existence facile et somptueuse ? Tandis que couchée sur la mousse d’un arbre séculaire et serrant son enfant contre son cœur, elle pleurait sur son triste sort et appelait à son aide le secours du Tout-Puissant, elle fut tout à coup surprise de voir tout près d’elle une biche au pelage roux et aux grands yeux noirs. »
Celle-ci l’invita à la suivre. Ils marchèrent  longtemps jusqu’à un frais vallon boisé où à flanc de coteau jaillissait une source claire, coulant entre la feuillée et le cresson, pour former au fond du vallon un petit lac luisant comme un miroir d’argent. C’est près de la source que la biche hébergea la jeune mère et son enfant. Ils étaient à l’abri du froid et de la faim. La vie y était simple mais saine. Durant des années, leur existence  fut ignorée de tous jusqu’au jour où une partie de chasse amena le duc Godefroid avec sa meute jusqu’à ce vallon désert, poursuivant le gibier….
C’est alors qu’il se trouva face à Geneviève qui accourait  protéger son fils.
« L’enfant croyant sa mère en danger, s’était d’instinct retourné contre le chasseur, avec une allure de protection et de défi. Son destrier arrêté, Godefroid avait sauté à terre. Cette épouse, qu’il avait cru coupable et qu’il avait naguère condamnée sans l’entendre, il la retrouvait vivante, plus belle en son abandon que dans toutes ses parures de cour. Ce fils qu’il se rappelait au berceau, il le retrouvait grandi et vaillant et se reconnaissait lui-même dans les traits de son jeune visage. »


Maintes fois, le duc avait eu des témoignages de l’innocence de sa femme.

« Devant la scène qui s’offrait à lui, le duc n’hésita pas. Il ouvrit les bras à sa femme, la couvrant de ses baisers et de ses larmes et lui demandant pardon. »

L’affreuse méprise fut rapidement dissipée. Godefroid, honteux d’avoir été injuste et cruel envers sa femme, rendit hommage à sa vertu et ramena son épouse et son enfant triomphalement au palais ducal, parmi les clameurs de joie de la foule, en compagnie de la biche, leur amie. Golo fut pendu haut et court à la lisière de la forêt.
Quant au site de la forêt de Soignes où la duchesse et son fils avaient si longtemps trouvé abri, les déboisements et les défrichements en ont modifié peu à peu l’aspect au cours des temps, mais le souvenir de l’histoire qui s’y déroula y survit dans le nom même qu’il a toujours gardé : GENVAL ou VAL de GENeviève. Et la source à l’eau cristalline et salutaire, où la soif de la jeune princesse et de son fils s’était si souvent étanchée est restée à travers les siècles, une sorte de fontaine sacrée, où les mères n’ont jamais cessé de conduire leurs enfants, pour leur conter sur place la merveilleuse légende de Geneviève de Brabant.

La légende est jolie mais qu’en est-il de l’histoire du lac de Genval ?

Le 19e siècle voit apparaître et se développer les stations thermales. Nous connaissons tous en France les stations de Vichy, Luchon, Évian….  en Belgique Spa, Ostende, Chaudfontaine…

Genval-les-Eaux de 1895 à 1935/
Roger Ghyssens
Tourisme et thermalisme font bon ménage. Outre les pouvoirs thérapeutiques des eaux, les lieux sont agréables aux villégiateurs avec des promenades champêtres mais aussi des activités sportives et culturelles.
À Genval, il y avait au début du 20e siècle un enchevêtrement de petits étangs et de sources.
Une brochure de 1930 intitulée « Sources de Genval » disait ceci :
« La source Argentine a été découverte en exécutant les travaux de captage de la source Bonne Fontaine […] la source « Bonne Fontaine » était connue de temps immémorial à Genval (…) Les habitants en vantaient l’action bienfaisante dans certaines affections des voies digestives et urinaires, sans toutefois se rendre un compte exact du mode d’action de cette eau »


La source « Bonne Fontaine » était donc connue depuis longtemps mais c’est un homme, Gustave Smets-Mondez, qui conçut le projet de créer un lac artificiel dans la vallée de l’Argentine et d’en faire une belle station thermale.
A partir de 1893, Gustave Smets-Mondez, avocat près de la Cour d’appel de Bruxelles, achète régulièrement des terrains, de préférence sans construction à Ohain et à Genval.
Il n’hésite pas à échanger des parcelles pour regrouper ses terrains sur Genval. Il confie l’aménagement du lac et du parc à l’architecte paysagiste Adrien Hubaut.
 
Avant 1900, la première société coopérative fut créée, modifiée et dissoute jusqu’à la constitution de la « Société anonyme de Genval-les-Eaux ». De nombreuses autres sociétés seront créées avec Gustave Smets-Mondez et d’autres partenaires. Toutes seront complémentaires et ayant pour but de créer le lac et le parc de Genval.
Le site autour du lac sera également loti et géré par la Société anonyme Genval-les-Eaux.

Genval-les-Eaux de 1895 à 1935 / Roger Ghyssens
 
 

 
L’année 1903 voit ainsi débuter la construction de nombreuses villas, restaurants, hôtels…
La commune se modifie de mois en mois jusqu’en 1914. Toutes ces constructions rivalisent de fantaisie. Parmi les plus connues nous citerons la « villa normande », appelée « Chalet des eaux » qui début du 20e est une des plus anciennes constructions du parc. Autre style, le restaurant « Le Trèfle à Quatre » fut une copie du chalet helvétique Rütli. De l’autre côté du lac, on y voit dès 1904 une réplique de la chapelle de Guillaume Tell sur le lac des Quatre-Cantons.
Le « Château du Lac », version actuelle de l’établissement des Eaux, « construit à l’image d’une abbaye rhénane » est aujourd’hui un hôtel cinq étoiles.
Il reste tant à dire sur l’histoire du parc et du lac de Genval…. Vous pouvez vous renseigner en plongeant dans l’excellent ouvrage de Roger Ghyssens.
 
Chapelle Guillaume Tell (Wikipédia)
Le site reste depuis la Belle-époque un endroit au charme bucolique privilégié des promeneurs.
 
 


 

mardi 20 octobre 2015

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon propose un nouvel "Actualivres"

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon propose un nouvel "Actualivres"




Un nouvel "Actualivres" est disponible : "Le climat en crise"

Quelques clés et liens pour comprendre ce qu’est le réchauffement climatique, les mécanismes de dérèglement, et les scénarios envisagés pour tenter d’infléchir – ou tout au moins de ne pas aggraver – le problème...


Pour le consulter, suivez ce lien.

jeudi 1 octobre 2015

Waterloo 1815 : intarrissable source d'inspiration. 06


Dès le 23 juin, elle est bien à Liège où on peut la visiter à raison de 50 centimes par personne.


Le 1er juillet 1815, le « Journal de la Belgique » publiait :


« Aix-la-Chapelle, 25 juin
La voiture de campagne de Bonaparte, prise dans la nuit du 18 au 19 juin par un détachement du 15e régiment de Silésie, a été amené avant-hier en cette ville et exposée aux regards du public, qui s’est porté en foule pour l’examiner. Cette voiture, ou plutôt cette tente volante, contenait tous les objets nécessaires au général français et l’abandon qu’il en a dû faire peut donner une idée exacte de la déroute de son armée. »

 

« L’oracle » du 6 juillet :

« La voiture de voyage de Bonaparte, que le major prussien de Keller a prise est arrivée à Dusseldorf. Cette voiture est garnie de différents services en or massif, on l’évalue à 250.000 frs. »

 

L’officier prussien, Heinrich Eugen von Keller aurait, en effet, envoyé la berline vers son domicile à Dusseldorf. Mais celui-ci aurait également saisi une 2e voiture abandonnée par l’Empereur à Vieux-Genappe qu’il présenta à Blücher, en omettant de lui parler de la 1e prise.

 

« Journal de la Belgique » du 26 octobre :

« On mande de Calais, le 19 octobre : la voiture de Bonaparte, prise à Waterloo est arrivée ici : elle est échue à Lord Wellington.

Deux jours plus tard :

L’officier prussien qui a pris la voiture et les chevaux de Bonaparte, après la bataille de Waterloo, est arrivé hier à Douvres, avec eux sur le paquebot le Chichester. Il a l’intention d’en faire hommage au Prince Régent, d’autres disent au duc de Wellington. »

 

En réalité le baron von Keller offrit la berline au prince Régent qui s’empressa de la vendre pour la somme de 2500 livres sterling à un sieur Bullock, excellent homme d’affaire. Il l’exposa à Egyptian Hall, à Piccadilly. Huit cent mille personnes payèrent pour la voir.

 


En juin 1815, un voyageur français écrivait à propos de cette exposition :

« On se porte en foule à Picadilly. C’est là que se trouve maintenant la voiture de campagne de Bonaparte, prise à Waterloo. Les armes, les bijoux, la vaisselle, les nécessaires, les vêtements qu’elle contenait sont renfermés dans des armoires vitrées comme des pièces d’histoire naturelle, qui , certainement, sont fort singulières. L’intérieur de la voiture est aussi complet qu’on puisse l’imaginer et disposé avec beaucoup d’art ; il y a bureau, tiroir, buffet, lit, bibliothèque, lanternes, etc. ; et les panneaux sont à l’épreuve des balles. Tu ne peux te figurer quel est l’empressement des Anglais à examiner cette voiture ; c’était une procession sans fin : hommes, femmes, enfants, montent par une portière, posent un instant sur le siège du fond, et descendent par l’autre portière, en se regardant alors avec un air de satisfaction. Le produit doit être immense, mais il semble bien extraordinaire que le gouvernement permette une spéculation de ce genre. »       (Crapelet. Souvenir de Londres en 1814 et 1816)

lundi 21 septembre 2015

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 05


La voiture de Napoléon :


Le destin de Napoléon bascule le 18 juin 1815.

L’histoire de sa berline « dormeuse »  illustre la défaite qui marqua à

jamais l’avenir des nations européennes.

 

La voiture de Napoléon prise à Genappe par les Prussiens portait les armoiries impériales sur les portières. Elle avait été construite à Bruxelles sur l’ordre de Marie-Louise. La caisse était de couleur bleu foncé et les roues étaient peintes en rouge et ornementées, les panneaux étaient à l’épreuve des balles. Une voiture où Napoléon se réfugiait pour prendre du repos mais aussi pour penser au déroulement des futures batailles. La voiture de Napoléon était réellement son quartier général et aussi son étrange palais.

 Le soir du 18 juin elle était parquée près de la Belle-Alliance, à proximité des combats et non pas au quartier-général du Caillou. Voici ce que le premier valet de chambre de Napoléon aurait dit :

« La voiture de l’Empereur était sur le champ de bataille, elle ne me donnait point d’inquiétude bien qu’elle contînt une forte somme en or, le collier de la princesse Pauline et les diamants, remis par le prince Joseph, la nuit du départ de Paris. […] »

 

 C’est ainsi que Napoléon ne la trouvant pas, voulut prendre un autre landau de sa cour. Bien vite, il fut arrêté par le chaos provoqué par la déroute de ses troupes et mit beaucoup de temps pour s’approcher de la Dyle dont le pont était obstrué par un désordre de voitures et de pièces d’artillerie entremêlées.

Napoléon, malgré sa fatigue, bondit alors sur un cheval et avec quelques fidèles parvint à faire un détour dans l’agglomération pour fuir, par un chemin de terre, et passer la rivière un peu plus loin.

Charles de Flahaut (aïeul d’André Flahaut), fils naturel de Talleyrand, aide de camp dévoué de Napoléon malgré cette parenté, racontait souvent comment il chemina à côté de lui, le soutenant, toute la nuit, et avait chevauché « genou à genou avec l’Empereur ».

 Ils rejoignirent les Quatre-Bras pour poursuivre ensuite vers Charleroi et Philippeville où ils arrivèrent vers 9 heures du matin.

 La légende raconte qu’il échappa de justesse à la capture à Genappe, par les Prussiens, en fuyant de sa berline par la porte de gauche alors qu’un soldat prussien pénétrait par la droite.

La capture de la berline de l’Empereur, à Genappe, à proximité du pont de la Dyle, arrêta un moment l’élan de la poursuite prussienne.

C’est le baron von Keller qui s’en empara.

L’inventaire des objets trouvés dans celle-ci est impressionnant : l’épée,  son chapeau, un manteau, une parure en diamants (dans un coffret ou dans la doublure du manteau) une longue vue, une boîte de toilette renfermant une soixantaine d’articles, la plupart en or, et deux mille napoléons. Il y avait également quelques vivres, des objets de table en argent, un chronomètre en cuivre, une épingle avec diamants, et quelques effets personnels.

 
C’est à travers « L’Oracle », organe qui paraissait à Bruxelles à l’époque, que nous allons tenter de suivre les tribulations de la berline « dormeuse » de Napoléon.

 « Liège, le 24 juin

Hier, dans la soirée, une foule nombreuse s’est portée à l’hôtel de l’Aigle-Noir, pour y aller voir la voiture de Bonaparte, qu’un officier prussien conduisait à Berlin. Cette voiture dans laquelle se trouvait l’usurpateur a été prise dans la nuit du 18 au 19 juin, par un détachement d’infanterie du 15e régiment de Silésie, commandé par le lieutenant de Lindenhoff. Bonaparte n’eut que le temps de sauter dehors et parvint à s’évader à travers les chariots et les canons dont la route était encombrée. Cette seule circonstance d’un chef d’armée sur le point d’être pris dans sa voiture par de l’infanterie ennemie, donne la juste mesure de la déroute des Français »






jeudi 10 septembre 2015

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon participe aux Journées du Patrimoine


D’un monde à l’autre (1713-1830) : Régence, rococo et néoclassicisme 

Brochures disponibles à la Collégiale Sainte-Gertrude les 12 et 13 septembre 2015

Dans le cadre du thème choisi cette année pour les Journées du Patrimoine, la Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon vous propose un fascicule reprenant des sites particulièrement significatifs dans différentes communes du Brabant wallon.
Les recherches ont été réalisées par Éric Tubiermont parmi les ouvrages et documents du fonds patrimonial disponible à l’Espace 81.

A voir aussi :
L’office du tourisme organise les 12 et 13 septembre trois activités :
  • Une visite découverte au Musée communal
  • Un circuit promenade « A la découverte du patrimoine nivellois du 18e siècle »
  • Un parcours-visite à la Collégiale Sainte-Gertrude
  • Exposition « Laurent Delvaux : un parcours européen » :
    Celle-ci retrace la vie et la carrière de ce grand sculpteur nivellois, à la Collégiale Sainte-Gertrude du 12/09 au 29/11/2015 aux heures d’ouverture de la Collégiale.
Renseignements complémentaires : www.tourisme-nivelles.be


Pour plus d'informations sur les Journées du Patrimoine : www.journeesdupatrimoine.be
                       


Vous pouvez aussi télécharger notre brochure ici





 
Pour plus d'infos...

jeudi 3 septembre 2015

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon vous propose les "Actualivres"

 
 
Pour approfondir des sujets d’actualité, la Bibliothèque centrale du Brabant wallon vous propose les "Actualivres".
Ils vous présenteront, à travers une sélection de dossiers thématiques, quelques ouvrages destinés à comprendre un peu mieux le monde qui nous entoure... 

Quelques exemples :

Les hackers : les rois de l’informatique
et les clandestins de la toile
      
         L’érotisme dans la littérature
    
 












mardi 25 août 2015

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 04

« La jambe de Lord Uxbridge, la relique la plus remarquable des temps modernes, repose dans le jardin de la maison qui fait face à l’auberge voisine de l’église en direction de Bruxelles. Le propriétaire de la maison est aussi fier de l’avoir que le serait un dévot catholique de posséder la jambe authentique de son Saint Patron. L’aspect, les manières et l’enthousiasme de cet adorateur de jambes étaient du plus haut comique. Chapeau à la main, je l’abordai et dans mon meilleur français de sang et d’éducation, je lui demandai la permission de visiter l’endroit. Il nous conduisit à une petite butte devant la maison : elle a environ trois quatre pieds de diamètre et une élévation appropriée ; elle est ornée, en son centre, d’une touffe d’asters, actuellement en fleurs.
Il nous raconta que la jambe avait d’abord été enterrée derrière la maison ; la femme du noble Lord lui a demandé d’y planter un arbre en guise de souvenir ; mais lui, songeant qu’à cet endroit, qui est public, un arbre risquait fort d’être détérioré ou abattu par des gamins, avait enterré la jambe dans son propre jardin, après l’avoir mise dans une boîte, un cercueil convenable. Les asters n’étaient qu’un ornement provisoire. En novembre, il planterait l’arbre : ce serait un saule – willow en anglais-. Oui, Monsieur, lui répondis-je, j’entends ; - l’arbre ; the wipping willow. Ce sera très pittoresque et très touchant ! Toute cette histoire est ridiculement comique ; pourvu qu’un loustic ne lui suggère pas qu’un laurier conviendrait mieux. Il avait composé une épitaphe pour la jambe ; le tailleur de pierre l’achevait ; mais il en avait une copie. Je le priai bien entendu de m’accorder la faveur de pouvoir en prendre connaissance ; après l’avoir parcourue avec toute la gravité désirable, je sollicitai également l’autorisation de la transcrire. Aussitôt il me donna la copie et je vis qu’il en avait une série d’autres qu’il utilisait sans doute aux mêmes fins. Voici l’épitaphe ; je la crois unique en son genre : « Ici fut enterrée la jambe de l’illustre, brave et vaillant comte d’Uxbridge, Lieutenant-Général de S.M. britannique, Commandant en chef de la cavalerie anglaise, belge et hollandaise, blessé le 18 juin 1815 à la mémorable bataille de Waterloo qui, par son héroïsme a concouru au triomphe de la cause du genre humain, glorieusement décidée par l’éclatante victoire dudit jour »


Je ne lui offris pas, en échange, l’épitaphe que j’ai faite sur le même sujet : « Voici le tombeau de la jambe de Lord Uxbridge. Priez s’il vous plaît pour le reste de son corps. »

Il était trop fier d’avoir un tel dépôt dans son jardin, trop heureux et trop grave dans son bonheur pour que je me fusse permis une telle plaisanterie. Nous faisant entrer chez lui, il nous montra des taches de sang sur deux chaises, nous raconta que Lady Uxbridge avait exprimé le désir de ne jamais les voir s’effacer. Il fit venir le soulier et nous le montra en disant : « Voilà quel petit pied pour un grand homme ».

Selon lui, une douzaine de chirurgiens avaient assisté à l’opération, ce que je ne peux croire, car si les chirurgiens en service à ce moment avaient été cinquante fois plus nombreux, il y aurait encore eu cinquante fois trop de besogne pour eux. L’amputation eut lieu à onze heures du soir et prit dix minutes ; à aucun moment le noble Lord ne manifesta ses souffrances. »



Ce témoignage ironise le côté un tant soit peu obséquieux du maître des lieux qui sut tirer parti de cet événement particulier du 18 juin 1815.

 Mais la question est : qu’est devenue la jambe du Lord ?

Hyacinthe Pâris décéda en 1823 mais les héritiers, conscients de la rentabilité de l’affaire, continuèrent  l’exploitation du petit musée. Ils étoffèrent les collections en montrant la table où eut lieu l’opération, le lit ou se reposa Lord Uxbridge… mais à quel moment les véritables ossements furent-ils exposés dans une vitrine à côté de la botte ? Ceux-ci étaient-ils cachés dans un tiroir de la maison d’Hyacinthe ou furent-ils déterrés après la chute d’un saule couché par un ouragan ?

Aux alentours des années 1860, le musée était devenu l’endroit incontournable pour ceux qui visitaient le champ de bataille. On payait à l’époque un demi-franc (or) pour en admirer les collections.

En août 1878, le fis cadet de Lord Uxbridge, George Paget découvrit avec horreur les restes de la jambe de son illustre père dans une vitrine, lors d’une visite des lieux. De retour à Londres il réclame les ossements. La famille d’Hyacinthe refuse, ce qui crée un quasi-incident diplomatique entre la Belgique et l’Angleterre. Les héritiers sont sommés de les réenterrer mais ils cacheront la jambe telle une relique. A la mort de l’arrière-petit-fils du garde forestier, Louis Pâris, conservateur en chef de la Bibliothèque royale de Bruxelles, sa veuve ignore tout du macabre dépôt. A la découverte de celui-ci en 1934, elle invite sa servante à jeter le tout au fourneau.

Une autre version des faits raconte qu’un banal petit article de la loi communale fixant les attributions des bourgmestres en matière de sépulture, le bourgmestre de Waterloo fut prié de faire respecter la loi. Et par conséquent, on remit les restes de la jambe à la terre du cimetière de Waterloo.

Aujourd’hui le musée de Wellington abrite une relique de cette histoire, la prothèse qui remplaça la jambe dont il fut amputé.

Dans le jardin de Jean-Baptiste Pâris on pouvait lire ce quatrain :

Au jour du réveil des morts,
Que j’aurai du chemin à faire,
Pour aller rejoindre mon corps
Qui m’attend en Angleterre.


Rif tout Dju, juin-juillet 1990



Pour en savoir plus :

D'un château tremblant parisien au château tremblant waterlootois / Lucien Gerke
Echarp : bulletin de liaison ; nr. 32, 2e trimestre 2004, p. 14-17

Le livre d'or de la Maison Pâris, reflet de l'archéotourisme waterléen / Lucien Gerke
Waterloorama ; nr. 5, octobre 2005, p. 17-25

Une demeure historique méconnue : le château Tremblant quartier général de lord Uxbridge à Waterloo / Lucien Gerke
Rif tout dju ; nr. 326, juin-juillet 1990, p. I- XVI

Une étrange histoire à Waterloo / Lucien Gerke
Rif tout dju ; nr. 424, octobre 2001, p. 12-13

mercredi 5 août 2015

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 03

« Dès l’aube du 19, le général Wellington se rendit chez Hyacinthe Paris pour prendre des nouvelles du blessé. Le duc de Fer, avare de paroles comme on le sait, demanda simplement à William Paget :
-Comment vous sentez-vous, aujourd’hui ?
- Le mieux du monde, Mylord, répondit Lord Uxbridge. Si l’on excepte une jambe en moins…
- Passons à des choses importantes, enchaîna Wellington.

Et, ayant emprunté un crayon à Hyacinthe, il se met à rédiger, en compagnie du blessé, le texte de la dépêche qui allait annoncer au gouvernement anglais la victoire de Waterloo. Sans doute est-ce à cet instant qu’Hyacinthe réalisa toute l’importance de la bataille qui s’était déroulée la veille et de la gloire qui allait, dans les années à venir, rejaillir sur Wellington et sur son hôte. Il se dit que la botte qui gainait encore la jambe amputée constituerait un souvenir saisissant de cet événement. Il alla dons subrepticement la retirer du membre déchiqueté. Puis après mûre réflexion, il trouva plus décent d’enterrer les débris humains dans son jardin. […] »

 

Une version des faits raconte que les ossements du noble Lord auraient été déterrés pour être remplacés par des os de veau…..

Le salon où Lord Uxbridge fut opéré devint un musée. Maison et jardin étaient devenus un haut lieu de pèlerinage historique.

Le musée reçut la visite de nombreux militaires et anciens combattants alliés de Waterloo mais également d’écrivains anglais, français, d’artistes peintres, d’historiens, de membres de la haute société britannique. En 1825, c’est le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III accompagné des ses trois fils qui vinrent visiter le musée.


Au fil des ans, ce sont des milliers de personnes  qui visitèrent la maison Pâris. Le comte Uxbridge lui-même revint deux fois sur les lieux de son amputation.
Robert Southey, un touriste anglais poète de profession, nous raconte sa visite le 3 octobre 1815 à la maison Paris et sa rencontre avec Hyacinthe.
 

mardi 28 juillet 2015

Victor Hugo et l'abbaye de Villers


Victor Hugo, deux siècles d'art et de culture

À l'occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, l'abbaye de Villers propose de montrer comment un lieu destiné au calme et à la prière, détruit sauvagement à la Révolution française, se transforme peu à peu en un espace artistique et culturel.

Une exposition exceptionnelle !


Victor Hugo est le fil rouge de cette exposition unique qui met en valeur des documents originaux et uniques autour de ses séjours entre 1861 et 1869 : ses dessins représentant les ruines, des éditions illustrées, des manuscrits autographes, des sculptures…

Du 17 juin au 16 août 2015
Plus d'infos sur l'expo...




Soirée VIP - Mardi 16 juin
 

19h30 : inauguration et visite de l'exposition Victor Hugo, deux siècles d'art et de culture
20h30 : drink - bivouac - restauration
22h00 : représentation théâtrale Quand Victor Hugo raconte le 18 juin 1815

Places limitées.
Je réserve !

Conférence Victor Hugo en bande dessinée par Bernard Swysen


Une conférence documentée, illustrée et truffée d'anecdotes, où l'auteur explique ses recherches, les écueils à éviter et les divines surprises. Celle-ci est suivie d'une séance de dédicaces.

Samedi 27 juin à 15h
Plus d'infos sur la conférence...

Théâtre Quand Victor Hugo raconte le 18 juin 1815
 

Un spectacle théâtral multimédia inédit dans les ruines !

Suivez pas à pas Victor Hugo en pleine rédaction du récit Waterloo qu'il destine à son roman Les Misérables : il se promène en quête d'informations, il reconstruit la bataille, il la vit jusque dans sa chair…

Mercredi 17 juin à 22h
Infos et réservations

Récital de piano (par Jean Schils)


Afin de clôturer en musique l'exposition Victor Hugo à Villers-la-Ville, 2 siècles d'art et de culture, l'abbaye de Villers présente un récital de piano autour d'un répertoire romantique. Jean Schils vous emmène au cœur de cette période avec Chopin, Liszt, Schumann,  Franck…

Jeudi 13 août à 20h
Plus d'infos sur le récital...

Conférence Waterloo et les écrivains par Jean Lacroix


Une première en Belgique ! Victor Hugo bien sûr, mais aussi Walter Scott, Byron, Conan Doyle, Stendhal, Baudelaire, Erckmann-Chatrian et des dizaines d'autres ont examiné Waterloo sous toutes ses coutures. Une conférence, pleine d'anecdotes, qui vous fera passer des larmes au rire…

Jeudi 16 juillet à 16h
Plus d'infos sur la conférence...

Bivouac napoléonien de Grouchy dans les ruines...


L'abbaye de Villers propose une mise en scène et une démonstration de la vie d'un soldat français au temps de Napoléon.

Dès 17h, le 9e Régiment d'Infanterie Légère, en costumes reconstitués, après une marche entre Walhain et Plancenoit s'arrête dans les ruines pour un bivouac, avec l'aide d'autres mouvements militaires – cavalerie, artillerie…

Mardi 16 juin, de 14h à 19h30
Plus d'infos sur le bivouac...


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Abbaye de Villers
Rue de l'abbaye, 55
1495 Villers-la-Ville (Belgique)
info@villers.be - www.villers.be

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