mardi 28 juillet 2015

Victor Hugo et l'abbaye de Villers


Victor Hugo, deux siècles d'art et de culture

À l'occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, l'abbaye de Villers propose de montrer comment un lieu destiné au calme et à la prière, détruit sauvagement à la Révolution française, se transforme peu à peu en un espace artistique et culturel.

Une exposition exceptionnelle !


Victor Hugo est le fil rouge de cette exposition unique qui met en valeur des documents originaux et uniques autour de ses séjours entre 1861 et 1869 : ses dessins représentant les ruines, des éditions illustrées, des manuscrits autographes, des sculptures…

Du 17 juin au 16 août 2015
Plus d'infos sur l'expo...




Soirée VIP - Mardi 16 juin
 

19h30 : inauguration et visite de l'exposition Victor Hugo, deux siècles d'art et de culture
20h30 : drink - bivouac - restauration
22h00 : représentation théâtrale Quand Victor Hugo raconte le 18 juin 1815

Places limitées.
Je réserve !

Conférence Victor Hugo en bande dessinée par Bernard Swysen


Une conférence documentée, illustrée et truffée d'anecdotes, où l'auteur explique ses recherches, les écueils à éviter et les divines surprises. Celle-ci est suivie d'une séance de dédicaces.

Samedi 27 juin à 15h
Plus d'infos sur la conférence...

Théâtre Quand Victor Hugo raconte le 18 juin 1815
 

Un spectacle théâtral multimédia inédit dans les ruines !

Suivez pas à pas Victor Hugo en pleine rédaction du récit Waterloo qu'il destine à son roman Les Misérables : il se promène en quête d'informations, il reconstruit la bataille, il la vit jusque dans sa chair…

Mercredi 17 juin à 22h
Infos et réservations

Récital de piano (par Jean Schils)


Afin de clôturer en musique l'exposition Victor Hugo à Villers-la-Ville, 2 siècles d'art et de culture, l'abbaye de Villers présente un récital de piano autour d'un répertoire romantique. Jean Schils vous emmène au cœur de cette période avec Chopin, Liszt, Schumann,  Franck…

Jeudi 13 août à 20h
Plus d'infos sur le récital...

Conférence Waterloo et les écrivains par Jean Lacroix


Une première en Belgique ! Victor Hugo bien sûr, mais aussi Walter Scott, Byron, Conan Doyle, Stendhal, Baudelaire, Erckmann-Chatrian et des dizaines d'autres ont examiné Waterloo sous toutes ses coutures. Une conférence, pleine d'anecdotes, qui vous fera passer des larmes au rire…

Jeudi 16 juillet à 16h
Plus d'infos sur la conférence...

Bivouac napoléonien de Grouchy dans les ruines...


L'abbaye de Villers propose une mise en scène et une démonstration de la vie d'un soldat français au temps de Napoléon.

Dès 17h, le 9e Régiment d'Infanterie Légère, en costumes reconstitués, après une marche entre Walhain et Plancenoit s'arrête dans les ruines pour un bivouac, avec l'aide d'autres mouvements militaires – cavalerie, artillerie…

Mardi 16 juin, de 14h à 19h30
Plus d'infos sur le bivouac...


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Abbaye de Villers
Rue de l'abbaye, 55
1495 Villers-la-Ville (Belgique)
info@villers.be - www.villers.be

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vendredi 24 juillet 2015

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon aux Journées des bouquinistes de Nivelles


La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon vous donne rendez-vous le dimanche 30 août de 10 à 18 heures pour les Journées des bouquinistes dans le cadre agréable du cloître de la Collégiale ainsi que dans la Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville de Nivelles.

Nous vous y proposerons notamment :
  • des ouvrages en wallon : pièces de théâtre anciennes, textes et études littéraires…
  • des ouvrages d’auteurs et d’éditeurs belges
  • des livres d’histoire
Une organisation de l'Office du Tourisme de Nivelles asbl

Renseignements et inscriptions:
48, rue de Saintes - 1400 Nivelles
Tel : +32(0)67 21 54 13 - +32(0)67 84 08 64
Fax : +32(0)67 21 57 13
info@tourisme-nivelles.be


Pour plus d'infos...

lundi 6 juillet 2015

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 02




Les faits sont tirés d’un manuscrit rédigé de la main d’un des descendants d’Hyacinthe Pâris, rapportés par Christian Souris, journaliste au Pourquoi pas ? (1984)

« Mon trisaïeul du côté maternel, Hyacinthe-Joseph Pâris, vivait à Waterloo dans une propriété donnant sur la chaussée près de l’église lorsque survinrent les événements qui aboutirent à la bataille de Waterloo.
Agé de 58 ans en 1815, Hyacinthe était veuf et avait, en 1812, pris sa retraite de garde-général à cheval de la forêt de Soignes.
Lorsque les alliés arrivèrent à Waterloo pour tenter de barrer la route au petit caporal, Lord Uxbridge, chef de la cavalerie, choisit d’installer son quartier général chez mon aïeul : à l’époque, en effet, sa maison était une des plus belle du village. Hyacinthe, profondément flatté de ce choix, considéra de ce fait le noble Lord comme un hôte privilégié. […] 

A l’aube du 18 juin, Lord Uxbridge rejoignit à bride abattue son quartier général et, sans enlever sa tenue de gala (il revenait d’un bal donné à Bruxelles) prit la tête de ses hussards pour se diriger sans perdre un instant vers Braine-l’Alleud. »
 

Le bal juste la veille de la bataille semble peu probable, par contre il y eut bien un bal dans la soirée du 15 juin, soit 3 jours avant le jour de la bataille, donné par la duchesse de Richmond. Toute l’élite de la communauté britannique y était dont Lord Uxbridge et le duc de Wellington. Ce dernier voulait rassurer la bonne société par sa présence tout en étant inquiet de la proximité des troupes françaises.
Il semblerait que la veille du 18 juin, le comte d’Uxbridge aurait sollicité un entretien au Duc de Wellington à propos du déroulement de la bataille future. À l’interrogation du Lord Henry William Paget, Wellington répond par une autre question : Qui va attaquer le premier, moi ou Bonaparte ? – Bonaparte ! – Bien, Bonaparte ne m’a donné aucune idée de ses projets. Si mes plans dépendent des siens, comment voulez-vous que je vous expose les miens? Une chose est certaine, Uxbridge –c’est que quoi qu’il arrive, vous et moi, nous ferons notre devoir ! (les relations entre les deux hommes étaient très froides suite à une liaison extraconjugale du Lord avec la belle-sœur du Duc).
Lord Uxbridge rentra déconfit  dès lors à la maison Pâris. 
 
 « Hyacinthe, demeuré chez lui, entendit le fracas de la mêlée toute proche. Le canon tonnait sans interruption. Il voyait continuellement des troupes monter en ligne, et des régiments se replier en désordre. Les bruits les plus contradictoires se mettent à courir : Les Anglais cèdent du terrain…. Napoléon est tué… Bien malin qui peut savoir ce qui se passe. […]
 
À cet instant précis (vers 19h) , sur le champ de bataille, Napoléon sent que la fortune des armes risque de lui échapper si… Voulant forcer le dénouement, il ordonne de faire donner la garde. Hélas ! Les grognards sont décimés par la cavalerie anglaise. Lord Uxbridge, à la tête de son régiment de hussards, multiplie les charges. A un moment donné, il parvient (presque) à atteindre l’endroit où se tiennent l’empereur et son état-major, où se trouvent également Ney et Soult.
Quelques minutes plus tard, c’est l’épisode du « dernier carré » de la Garde Impériale, à l’occasion duquel Cambronne prononça (ou ne prononça pas, qui pourrait l’affirmer) son fameux mot. Presqu’au même moment, Lord Uxbridge fut désarçonné par un des derniers boulets de canon tirés par les Français. On le ramasse : il a la jambe fracassée par le biscaïen… »
 
 
La légende raconte qu’il se serait adressé à Wellington pour déclarer  « Par Dieu, Sir, j’ai l’impression que j’ai perdu ma jambe. Celui-ci aurait répliqué flegmatiquement « C’est exact, Sir »
Fait contesté car il semblerait que Uxbridge était alors éloigné du Duc. 
Face à l’état de sa jambe, il aurait dit : « Eh bien Messieurs, … si l’amputation doit se faire, le plus tôt sera le mieux ! »
 
« Vers 20 heures, son ordonnance, toujours nanti du panier-repas remis par Hyacinthe, rencontre l’escorte qui ramène le général blessé à son quartier général. Il fait demi-tour et se hâte de les conduire à la maison Pâris. Là, les chirurgiens mandés à la hâte, jugèrent qu’il était indispensable de procéder sur le champ à l’amputation du membre blessé.
Tout se passa très vite. Encore revêtu de son uniforme, Lord Uxbridge fut allongé sur deux tables mises bout à bout dans la cuisine. Sans autre forme de procès (l’anesthésie était inconnue à l’époque) les hommes de l’art fendirent en deux la botte à l’aide de ciseaux, échancrèrent la culotte de peau, et se mirent en devoir de procéder à l’ablation du membre déchiqueté. Hyacinthe présent au chevet de son hôte, lui demanda s’il ne voulait pas qu’on mette un mouchoir dans la bouche.
-Inutile, lui répondit le comte avec un faible sourire.
En effet, pendant tout le temps que dura l’opération, Lord Uxbridge n’eut pas un cri, pas un râle, pas une réaction, pas un mouvement. Dès que sa jambe fut totalement sectionnée, pendant que les chirurgiens pansaient la plaie, il demanda même qu’on lui montre le membre coupé. Lorsque ce fut fait, l’un des chirurgiens se débarrassa de la jambe encore recouverte de la botte fendue ainsi que des morceaux de vêtements, par une fenêtre qui donnait sur la forêt (en 1815, celle-ci s’étendait encore jusqu’à l’arrière de la maison Pâris) »
 

L’opération dura une dizaine de minutes sans que le patient ne change de couleur ni ne paraisse souffrir, émettant seulement l’avis que les instruments ne sont pas des mieux affutés. Ce courage est raconté par tous.
Après l’amputation, le général se serait exclamé : « J’ai eu mon temps ! J’ai porté beau durant quarante-sept ans ! Il ne serait pas loyal d’encore vouloir rivaliser avec les jeunes gens ! »