vendredi 23 décembre 2016

Tous nos vœux livresques!


Les bibliothèques et ludothèques du réseau Escapages
vous souhaitent d'excellentes fêtes de fin d'année !

...Et de belles lectures! :-)

lundi 19 décembre 2016

Fermeture de l'"Espace 81" pour les fêtes de fin d'année


Fermeture de l'"Espace 81" de la Bibliothèque centrale du Brabant wallon

Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles du


24 décembre 2016 au 8 janvier 2017 inclus

Nous vous souhaitons de belles et bonnes fêtes de fin d'année !





Site web : www.escapages.cfwb.be



vendredi 9 décembre 2016

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB) vous propose un nouveau biblio-thème


La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (Fédération Wallonie-Bruxelles) propose un nouveau biblio-thème :

Cendrillon

Pour les petits et les grands, Cendrillon est sans doute le conte le plus répandu et le plus aimé.

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon vous propose un tourbillon d’ouvrages et liens de ces adaptations qui révèlent nos désirs, nos rêves et le mystérieux dans nos histoires d’enfance...

Vous pourrez le consulter à l’adresse suivante :
http://www.escapages.cfwb.be/index.php?id=15325

Bonne découverte!


vendredi 2 décembre 2016

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 10


Waterloo dans la littérature :

 

Le champ de bataille de Waterloo fut maintes fois, depuis le célèbre 18 juin 1815 et jusqu’à nos jours, un lieu de méditation. Décrit, raconté, chanté, glorifié  maudit, nombreux historiens, écrivains, peintres de toutes nationalités en firent un site universellement connu.

A travers les quelques extraits qui suivent, on pourra cerner un peu l’opinion de  différents auteurs connus anglais, français et belges.

George Gordon, Lord Byron (1788-1824) arriva en Belgique le 25 avril 1816, fuyant ses créanciers mais aussi son foyer conjugal.

Byron vénérait Napoléon depuis son adolescence et malgré sa nationalité anglaise, sa défaite l’attrista. Il donna tout de suite le ton en trouvant la cause de l’Empereur plus pure que celle de ses ennemis.

Il n’hésita pas à écrire à propos de la « morne plaine » :

« J’ai visité avec attention celles de Platée, de Troie, de Mantinée, de Leuctres, de Chéronée et de Marathon, mais le terrain environnant Mont-Saint-Jean et Hougoumont semble laisser peu à désirer, si ce n’est une meilleure cause et ce halo indéfinissable et frappant dont le temps auréole un lieu célèbre, pour rivaliser en intérêt avec chacune de celles-là »

 

« Childe Harold’s Pelgrimage » est un poème en quatre chants composé de 1812 à 1818.

« Childe Harold, ce jeune homme qui attend d’être armé chevalier (est) la sublimation poétique de Byron (qui) se pose face à l’Angleterre en exclu sublime et prophète incertain » (Dictionnaire de littératures française et étrangères, Paris, Larousse)

Voici deux extraits concernant Waterloo :
« Harold est au milieu de cette plaine d’ossements, le tombeau de la France, le terrible Waterloo ! Une heure suffit à la Fortune pour détruire les dons qu’elle a faits ! La Gloire, aussi inconstante qu’elle, passe bientôt d’un champ dans un autre ! C’est ici que l’aigle prit son dernier essor et fondit sur ses ennemis ; mais la flèche des nations abat soudain l’oiseau orgueilleux qui traîne après lui quelques anneaux brisés de la chaîne du monde : l’ambition désespérée voit le spectre des peuples échapper à ses mains. »
« Justes représailles ! La France ronge son frein et écume dans ses fers… Les nations n’ont-elles combattu que pour vaincre un seul homme ? Ne se sont-elles liguées que pour apprendre à tous les rois jusqu’où va leur puissance ? Eh quoi ! l’esclavage sera-t-il de nouveau l’idole plâtrée de ces siècles de lumière ? Irons-nous rendre des hommages aux loups après avoir terrassé un lion ? Irons-nous fléchir humblement le genou devant les trônes et leur payer le tribut d’une servile admiration ? Non, attendez encore pour louer ! »


Waterloo illustré

mercredi 23 novembre 2016

La Nuit des Bibliothèques 2016 : "Un doudou, un livre et au lit !" avec les bibliothèques locales du Brabant wallon


La Nuit des Bibliothèques 2016
"Un doudou, un livre et au lit !"

La Nuit des Bibliothèques 2016, un doudou, un livre et au lit ! est la cinquième édition d'une opération proposée par la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB) et les bibliothèques locales du réseau de lecture publique du Brabant wallon.

Lectures en pyjama
Les enfants et leurs doudous sont invités à venir écouter les histoires lues et racontées par leurs bibliothécaires …

Ateliers doudou it yourself
Pour les enfants de 4 à 8 ans.
Fabrication de doudous, d’attrape-rêves, de sacs à pyjama, de taies d’oreillers originales avec :
  • Virginie Aerts (artiste, plasticienne)
  • Charlotte Berghman (artiste, illustratrice)
  • Eve Jadot (artiste, animatrice)
  • Wendy Tubiermont (artiste, animatrice)
  • Catherine Wilkin (auteure, illustratrice, éditrice) 
Rencontres avec Françoise Rogier, auteure-illustratrice

Activités gratuites - réservations indispensables


mardi 8 novembre 2016

Acquisitions de matériel didactique à la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB)


Les acquisitions de matériel didactique pour l'automne 2016 sont arrivées…


Les nouvelles acquisitions de matériel didactique sont disponibles ici.



Matériel didactique de la ludothèque
Le matériel didactique est un ensemble de jeux à caractère pédagogique.

Il rassemble des jeux autour du langage et de la langue, des jeux mathématiques, des jeux d’exploration et de connaissances et s’adresse aussi bien aux tout-petits qu’aux adolescents et adultes.

Ces jeux peuvent être empruntés par les bibliothécaires et/ou les professionnels de l’éducation et de la remédiation (enseignants, logopèdes, orthophonistes,…).

Celui-ci s’intègre dans le cadre du fonds en multiples exemplaires dédicacé aux enseignants.



vendredi 28 octobre 2016

Fermeture de l'Espace 81 à la Bibliothèque centrale du Brabant wallon



Fermeture de l'Espace 81

Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles le

Mercredi 2 novembre 2016


A bientôt…



La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FBW)




lundi 24 octobre 2016

Acquisitions pour le fonds en multiples exemplaires de la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FW-B)




Les acquisitions d'automne sont là!

Les nouvelles acquisitions du fonds en multiples exemplaires (dit "jeunesse") sont disponibles ici.


Le fonds en multiples exemplaires (dit "jeunesse")
Le fonds en multiples exemplaires communément appelé Fonds jeunesse est constitué de séries d’ouvrages pour la jeunesse en exemplaires multiples (25 à 35 exemplaires pour un même titre).
Il est réservé exclusivement aux enseignants via un service de prêt spécifique.
Les ouvrages de ce fonds sont constitués principalement d’albums et de romans pour tous âges.


vendredi 7 octobre 2016

"D’Lire Brassé" avec la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB) et le réseau des bibliothèques locales




D’Lire Brassé
La bière racontée et dégustée

Du 12 au 20 octobre 2016

Un programme de 13 manifestations organisé par la Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB) et le réseau des bibliothèques locales dans le cadre de la Fureur de Lire 2016.

D’Lire Brassé, un voyage de lectures autour de la bière, dégusté avec des conteuses et des bibliothécaires.

Téléchargez le programme complet.


mardi 4 octobre 2016

La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FBW) vous propose un nouveau biblio-thème...


Un nouveau biblio-thème !

Nous vous proposons de retrouver les livres de l’été qui sont issus de l’émission de radio "Les livres de l'été" sur la RTBF - La Prem1ère diffusée pendant les mois de juillet et août 2016.

En effet, tout le long de cet été, Nicole Debarre nous a proposé les conseils des libraires de la Communauté française.

Retrouvez ces lectures estivales avec "Et si vous retrouviez les livres de l’été !"


mercredi 28 septembre 2016

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB) vous propose un nouvel Actualivres...


Un nouvel Actualivres est en ligne :

Le prix des lycéens 2017
Le Prix des Lycéens (printemps 2017) dont le jury est composé d’élèves de sixième secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles est l’occasion d’aller à la rencontre des auteurs de chez nous.

Actualivres vous présente les cinq titres retenus pour ce prix, une petite bibliographie des différents auteurs et aussi quelques liens pour vous guider dans le choix de vos lectures.


Pour le consulter, suivez ce lien


lundi 26 septembre 2016

Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles


Du 23 au 27 septembre : venez faire la fête avec nous!

De la musique, du cinéma et du sport un petit peu partout à Bruxelles et en Wallonie, c’est le programme de cette édition 2016 de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Retrouvez tout le programme sur www.lafetefwb.be

jeudi 7 juillet 2016

Les figures illustres du Brabant wallon. Épisode 24 : L’abbaye de Villers

Nous voici tout doucement à la fin de notre randonnée à travers les communes du Brabant wallon. Cette 24ème étape ne peut pas ignorer le rayonnement religieux, culturel et touristique de l’abbaye cistercienne de Villers-la-Ville.
Parler d’une personne attachée à ce lieu serait réducteur. En effet, ils furent nombreux, à travers le temps, à participer, rêver,  sublimer cette belle œuvre.

 
L'abbaye de Villers : histoire des ruines / Thomas Coomans
C’est en 1146 qu’un groupe de 12 moines et 5 frères convers s’arrête à Villers, dans la forêt profonde, pour y créer une communauté religieuse, cistercienne plus précisément.
Ils sont envoyés par Saint Bernard, supérieur des Cisterciens de Clairvaux. C’est dans ce calme vallon sur les bords de la Thyle que l’abbaye et ses dépendances furent construits formant un enclos de 11 hectares entourés d’une épaisse muraille de 4 mètres de hauteur. D’imposantes constructions furent érigées avec la pierre extraite sur place.

C’est l’abbé Charles de Seynes (1197 à 1209) qui dressa le plan du monastère et l’ensemble architectural  (style roman) du XIIIe siècle.
Au XIIIe siècle ce fut l’édification de l’église abbatiale et de la brasserie.

Au début du XVIIIe siècle, le palais abbatial fut reconstruit ainsi que le quartier des étrangers et l’infirmerie sous la direction de l’abbé Jacques Hache (1716-1734).
 
Guide pratique des ruines de l'abbaye de Villers-la-Ville / M. Cosyn

Guide pratique des ruines de l'abbaye de Villers-la-Ville / M. Cosyn
Au XIVe et XVe, 7 chapelles latérales et une 8e à l’extrémité du transept nord furent construites.

L’abbaye de Villers connut une existence fertile en rebondissements. Après des périodes de prospérité tant au niveau architectural qu’au niveau du rayonnement religieux, elle eut à subir les séquelles des guerres de religion et des conflits armés avec la France. L’abbaye, fin du 18e siècle, avait surmonté la grande tourmente de 1789 et offrait encore un ensemble architectural de toute beauté. On pouvait y voir à côté du style roman, des tendances plus tardives issues des courants baroques et néo-classiques. En 1794, l’abbaye fut complètement pillée. L’on plaça des scellés sur l’église et les moines durent quitter l’abbaye le 13 décembre 1796.

Villers, suite au départ des religieux, connut au début du 19e siècle le commencement d’une agonie annoncée.

Le rachat par un négociant « retors et sans scrupules », suivi d’un pillage par des vandales, la vente de matériaux jusque dans les années 1830 où tout ce qui était vendable fut vendu, plongea ce magnifique édifice dans un état de ruine totale. Certaines parcelles furent vendues à la société de chemin de fer, le moulin fut converti en hôtel-restaurant…

Le temps et les intempéries achevèrent de ruiner les bâtiments.

« Quel désastre ! On dirait une ville incendiée. Le jardin et ses balustrades détériorées, les salles effondrées, les toits absents, la végétation qui envahit les cours et les murailles encore debout, tout porte à la tristesse » Abbaye de Villers-la-Ville de l’ordre de Cîteaux / Charles Licot et Émile Lefèvre
 
 
Ensuite, vint le temps d’une lente prise de conscience des pouvoirs publics et beaucoup de tergiversations pour enfin aboutir à exproprier le site « pour cause d’utilité publique ».
C’est le Nivellois Jules de Burlet, ministre de l’Intérieur et de l’Instruction publique, qui débloqua la situation. L’État acquit enfin le bien en 1892. Commencent alors diverses étapes de travaux publics : nettoyage, consolidation, restauration, reconstruction…. le tout entrecoupé de longues périodes d’interruption.
Ce n’est qu’en 1972, par Arrêté royal, que les ruines de l’abbaye furent classées comme monument et comme site. Le domaine défini par la grande enceinte, comprenant notamment la ferme, l’hôtel des ruines, les portes de Namur et de Villers, les granges ainsi que quelques parcelles à l’est du chemin de fer, fut également classé comme site.
 
Que pouvons-nous constater à propos de la gestion des ruines ?
De nombreux projets ont vu le jour, de nombreux avis et opinions furent donnés, parfois suivis avec plus ou moins de succès, le tout marqué par le temps qui passe, les deux guerres mondiales, le manque d’intérêt ou le manque de moyens…..
Heureusement, il y eut de nombreuses interventions qui ont contribué à les sauver.
 
Guide pratique des ruines de l'abbaye de Villers-la-Ville / M. Cosyn
 
Deux grandes « écoles » du XIXe imposèrent alternativement leurs vues au chantier.
Le premier, le mouvement rationaliste, qui voulait revenir aux bâtiments médiévaux, le deuxième, le mouvement pittoresque qui propose la consolidation des parties existantes sans construction nouvelle.
Un nouveau débat fut lancé par Fierens-Gevaert en 1900 : « Une ruine restaurée est-elle encore une ruine ? ». Dans ce débat, il faut souligner le travail mené par l’architecte Charles Licot qui fut investi de la direction artistique du chantier en 1893. Il fut bien aidé par Charles Lagasse de Locht, Nivellois, ingénieur, à la tête de la direction technique du chantier. Il joua un rôle important en tant qu’inspecteur général puis Directeur général des Ponts et Chaussées mais aussi comme président de la Commission royale des Monuments.
« M. Licot était, (…) l’homme des ruines de Villers. Il les connaissait comme pas un, il les étudiait depuis sa prime jeunesse ; il en était l’amant le plus passionné en même temps que le plus intelligent » Supplément illustré au journal « Le Petit Belge », 15 novembre 1896.
En effet, Charles Licot, avec sa grande sensibilité et sa bonne connaissance des lieux, eut une position éclairée et équilibrée.
D’un point de vue archéologique, les ruines de Villers doivent leur notoriété à l’ampleur et la beauté des bâtiments ainsi qu’à leur disposition autour du cloître du XIIIe siècle.
Les restaurateurs du XIXe siècle privilégièrent cette vision de l’abbaye et ce fut au détriment des constructions du XVIIIe.
 
 
 
Dès 1830, les ruines de Villers attirèrent un public de romantiques : peintres, écrivains y trouvent leur source d’inspiration. Leur sensibilité plonge dans la  mélancolie et la tristesse que dégagent les ruines. Le regain d’intérêt pour le moyen âge contribue également à cet attrait.
« C’est qu’il y a là un tableau plein de poésie : ces murs qui s’écroulent, ces voûtes qui tombent, ces colonnes qui s’élèvent, produisent en vous cet enivrement que l’on éprouve à la vue de l’immensité de la mer… Assis contre le mur en parapet de la terrasse, muet, immobile, les jambes pendantes sur l’abîme, je suivais les lieux que j’avais parcourus. La lune s’était levée à l’horizon et ouvrait dans la vallée des avenues lumineuses et des perspectives fantastiques… Je restai en contemplation devant ce paysage plein d’une ombre, et mon âme, tombant dans la mélancolie, s’abîma dans des tristes pensées… » Constantin Rodenbach
 
Victor Hugo a visité à plusieurs reprises Villers entre 1861 et 1869. Il y aurait alors gravé un graffiti contre les auteurs de graffiti !
 
Voici quelques vers de l’auteur extrait de « L’abbaye de Villers » :
 
"Dans ces lieux désolés à pas lents je m’égare,
  Sans me faire tracas de l’heure qui s’enfuit,
  Trop heureux de jouir, sans que rien la dépare,
  De l’agreste beauté qui s’y montre sans bruit."
 
Ce fut ensuite l’arrivée des touristes de plus en plus nombreux dès la construction du chemin de fer en 1855. Villers était devenu un des hauts lieux de la « Belgique pittoresque ». Mais Villers attira également beaucoup d’archéologues qui firent des relevés des ruines.
Les premières monographies historiques furent celles de A. Wauters, J. Tarlier et J.J. Vos.
Charles Licot, initié à la beauté de Villers par Émile Coulon, publia en 1877 avec Émile Lefèvre la « Description des ruines de Villers » qui le rendit célèbre dans les milieux archéologiques.
Dans les conclusions du « Guide officiel pour la visite du domaine de l’Abbaye de Villers » publié en 1941, l’auteur, Aristide Jacob, nous dit ces quelques phrases qui au 21e siècle technologiquement développé et sophistiqué, sont encore et toujours d’une évidence criante :
 
« Au printemps, le domaine de l’Abbaye est paré du frais décor d’une verdure tendre, émaillé çà et là de fleurs sauvages aux coloris variés ; l’été, lorsque la chaleur nous accable, une longue flânerie dans les ruines procure une sensation appréciable de bien-être ; à l’automne, quand les frondaisons encadrant le domaine de l’abbaye se muent progressivement en gammes de teintes ocre et pourpre, les vieilles pierres exhalent une poésie indéfinissable lorsque, par surcroît, quelque rayon furtif du soleil couchant vient rehausser de son éclat subtil cette féerie étrange de couleurs. »
 
 
Pour en savoir plus : Bibliographie sélective
 
L' abbaye de Villers / Y. Plateau, M. Dubuisson, J. Martin ; avec la collaboration d'Anne Burette, Bastiane Meurice et Roger Eloy
Bruxelles : Casterman, 2010 (Les Voyages de Jhen)
 
L' abbaye de Villers-en-Brabant : construction, configuration et signification d'une abbaye cistercienne gothique / Thomas Coomans ; préface : Terryl N. Kinder
Bruxelles : Racine, [s.d.] ; Forges : Cîteaux, 2000 (Cîteaux, commentarii cistercienses. Studia et documenta ; XI)
 
L' abbaye de Villers-en-Brabant aux XIIè et XIIIè siècles : étude d'histoire religieuse et économique / E. de Moreau. Suivie d'une, Notice archéologique / R. Maere
Bruxelles : Librairie A. Dewit, 1909 (Recueil de travaux d'histoire et de philologie)
 
L' abbaye de Villers-la-Ville dans sa région / Sophie Héger ; conseiller historique : Noëlla Lété. - Namur : Ministère de la Région wallonne, [s.d.]
Namur : Abbaye de Villers-la-Ville, 1995 (Carnets du patrimoine-Ministère de la Région wallonne ; 6)
 
Abbaye de Villers-la-Ville de l'ordre de Citeaux : description des ruines avec plans et dessins / Ch. Licot et Emile Lefèvre
Bruxelles : Librairie polytechnique Decq, 1883
 
L' abbaye de Villers : ses origines, son domaine, ses ruines / G. Boulmont
Nivelles : Impr. Louis Havaux-Houdart, [s.d.]
 
L' ancienne abbaye de Villers : histoire de l'abbaye et description de ses ruines / Alphonse Wauters
Bruxelles : J. Géruzet, 1856
 
Guide dans les ruines de Villers / par A. Van Gele ; illustrations de Louis Titz ; photographies de l'auteur ; grande planche de Sanderus
Bruxelles : Office de Publicité, [190.]
 
Guide des ruines de Villers / G. Boulmont. - [S. l.] : [S. n.], [19..]
 
Guide officiel pour la visite du domaine de l'abbaye de Villers / par Aristide Jacob Bruxelles : Weissenbruch impr., 1947
 
Histoire de l'abbaye de Villers du XIIIème siècle à la révolution / Th. Ploegaerts et G. Boulmont
Nivelles : L. Havaux-Houdart, 1926
 
Notice historique et descriptive sur l'abbaye de Villers en Brabant, de l'ordre de Cîteaux / J.J. Vos
Louvain : Ch. Peeters, 1867
 
Petite histoire de l'abbaye de Villers envisagée principalement au point de vue économique / Gustave Boulmont
Nivelles : Havaux-Houdart, [192.]
 
Les ruines de l'abbaye de Villers / décrites par le docteur Jules Tarlier
Bruxelles : H. Tarlier, 1856
 
Vade mecum du touriste aux ruines de l'abbaye de Villers et supplément illustré de la description des ruines du même auteur / G. Boulmont
Bruxelles : Diez, 1902
 
Villers-la-Ville et ses ruines : guide et documentation historique pour le touriste / Th. Brennet
Court-Saint-Étienne : G. Chevalier impr., 1928
 
 
… Et bien d’autres
 
 
 
 
 
 

vendredi 1 juillet 2016

L’ "Espace 81" sera fermé un mois en été...


l’"Espace 81" sera fermé un mois en été

Les fonds « jeunesse », professionnel, dialectal, et patrimonial seront inaccessibles du 15 juillet au 15 août 2016 inclus.
Le fonds « jeunesse » est lui fermé du 1er juin au 31 août 2016 inclus.


Bonnes vacances !

mardi 21 juin 2016

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 09


Lucien Laudy écrit ceci :
« La butte de terre du lion de Waterloo fut érigée en deux ans, de 1824 à 1826. Elle mesure 40.50 m de haut et 520 m de circonférence à sa base, soit un volume de plus de 290.000 mètres cube de terre… Le lion, du poids de 28.000 kilos est en fonte de fer et non point coulé à l’aide du bronze des canons français comme on le rapportait par erreur. Il sort des ateliers Cockerill de Seraing… il repose sur un piédestal en pierre bleue élevé sur une colonne de maçonnerie qui descend jusqu’à la base de la butte. Sur ce piédestal on lit : XVIII JUNI MDCCCXV. La butte du Lion est un monument néerlandais… »



On raconte que ce sont des botteresses liégeoises, recrutées par John Cockerill, qui transportèrent, hotte par hotte, toute la terre provenant des talus du chemin creux d’Ohain. Il semble cependant  qu’on n’ait trouvé aucune trace de leur séjour dans la région. Y a-t-il eu une présence féminine  sur ce chantier titanesque ?


 


Un écrivain français, Saintine, venu à Waterloo avant 1830 déclarait  froidement à propos de la butte:

« Il entra comme matériaux dans la butte cent mille charretées de terre et dix mille cadavres ! ».

Or si l’architecte de la butte s’inspira bien des tumuli des civilisations anciennes qui contenaient bien des corps humains, les victimes de Waterloo furent quant à elles, emmenées dans les cimetières voisins ou brûlées sur place.

Lors de travaux sur le champ de bataille en 2012, on a retrouvé le squelette d’un soldat allemand, d’une unité hanovrienne, alliée aux Britanniques.

Mais la question de vandalisme et de sacrilège se pose. Vandalisme pour l’extraction de terre à un endroit célèbre du champ de bataille et par conséquent de la défiguration du site, sacrilège parce que ce fut le champ d’honneur où tombèrent de nombreux soldats venus défendre un idéal.

 

Quant au lion, coulé dans les ateliers de Cockerill à Seraing, il est en fonte de fer. La statue est creuse en neuf morceaux assemblés et pèse 28 tonnes, mesure 4.50 en hauteur comme en longueur. Il repose sur trois pattes, la quatrième s’appuie sur le globe terrestre à moins que ce ne soit un boulet de canon… polémique qui soulève diverses thèses : symbole de victoire et de paix pour l’Europe ou un modèle de domination d’une nation sur une autre ?

D’autres choix furent objet de discussions : la direction de la tête vers la France, la position de sa queue, haute ou basse ?

 

La butte et le lion furent menacés de destruction. En effet, 15 ans après la bataille de Waterloo, la Belgique devint indépendante et les ennemis d’hier étaient devenus des alliés.

En 1832 les troupes françaises commandées par le général Gérard mirent fin au siège d’Anvers par l’armée hollandaise.

Ému par l’aide apportée par les Français pour renvoyer les troupes hollandaises hors du pays, le député, Alexandre Gendebien, déposa le 28 décembre 1832 la proposition de loi suivante :


« Attendu que le « Lion de Waterloo » est odieux à la France comme à la Belgique, par ce qu’il perpétue le souvenir du triomphe passager de la force brutale sur la civilisation […] décrète :

1) La nation  belge adresse des remerciements à l’armée française et à ses dignes chefs.

2) Le Lion de Waterloo sera converti en bombes et boulets pour servir à la défense de l’indépendance et de la liberté des deux peuples. Il sera remplacé par un monument funéraire sur lequel flotteront à perpétuité les couleurs de la France et de la Libre et Indépendante Belgique »

Seul le premier article recueillit l’unanimité des suffrages.

Le second fut repoussé à forte majorité après de nombreuses et âcres discussions.

« S’il n’y avait pas eu Waterloo, Bruxelles serait encore le chef-lieu d’un département français » déclarait Jean-Baptiste Nothomb

Quant au comte Robiano, il considérait la suppression du monument comme un geste impolitique :

« Il faut éviter d’irriter l’Europe. Car la bataille de Waterloo fut précieuse à l’Europe, à la France même. L’absolutisme est indépendant de Waterloo. »

Gendebien tenta de défendre son projet mais rien n’y fit.

La presse est également opposée à la destruction du monument.  Le journal « Le Belge » écrit :

« Les monuments publics sont des livres d’Histoire à l’usage des peuples. Respectez-les, si vous voulez être respectés. »

« L’Indépendant » publie ceci :

« Nous regrettons de voir mêlés les souvenirs de 1815 à la gloire présente. Waterloo appartient à l’histoire, le présent seul appartient aux Chambres belges. »

Le Lion de Waterloo fut donc sauvé de ce projet de démolition.

Il veille toujours, deux cents ans plus tard, sur la « morne plaine ».


(Waterloo illustré)


 
Pour en savoir plus :

 

Le 26 mars 1914 : le centenaire de la loi protection du site de la bataille de Waterloo /Claude Van Hoorebeeck
Echarp : bulletin de liaison ; nr. 71, 1er trimestre 2014, p. 13-30

Le centenaire de la loi du 26 mars 1914 assurant la protection du site de la bataille de Waterloo / Claude Van Hoorebeeck ; préface de Philippe Raxhon
Vieux-Genappe : Société royale belge d'études napoléoniennes, 2014

L' horizon se dégage à l'ombre du lion / Xavier Attout
Espace-vie ; nr. 222, juin 2012

Le mémorial de Waterloo : coulisses d'un chantier. 02 / Yves Vander Cruysen Echarp : bulletin de liaison ; nr. 66, 1er trimestre 2013, p. 39-40

La préservation de Waterloo. Au gouvernement qui présenta le projet de loi et aux membres du parlement qui le votèrent. Mission du Comte de Grünne à Londres. Pauquin après la bataille de Waterloo / Collab. Louis Cavens
Bruxelles : F. De Ryck impr., [1914?]

La question de Waterloo / Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1906.

La question de Waterloo : les réponses / Comte Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1907

La question de Waterloo : les réponses : suite / Comte Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1907

Waterloo : rétroactes 1906-1907, Waterloo devant le pouvoir / Comte Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1907

Waterloo : voix de France / Comte L. Cavens ; Comte Albert de Mauroy
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1907

Waterloo : voix de Guernesey / Comte Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1907

Waterloo : voix du Japon / Comte Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1908

Waterloo et la civilisation moderne / Comte Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1907

Waterloo sera sauvé / Comte Louis Cavens
Bruxelles : Imprimerie Dreesen et De Smet, 1908

mercredi 1 juin 2016

Formations proposées par la Bibliothèque centrale du Brabant wallon


Formations proposées par la Bibliothèque centrale du Brabant wallon

La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FWB) propose à des publics particuliers (bibliothécaires, animateurs, ...) des formations professionnelles.

Par exemple :
  • Comment organiser une murder party en bibliothèque ?
  • Animer un atelier d’écriture « polaroïd »
  • Le ukulélé comme partenaire dans les albums de jeunesse

Retrouvez ici les divers cursus.

Le fonds en multiples exemplaires de la Bibliothèque centrale du Brabant wallon

 
Fonds en multiples exemplaires

La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FWB) propose aux enseignants de tous les réseaux d’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ainsi qu'aux bibliothécaires :
  • un choix d’albums et romans pour la jeunesse en exemplaires multiples.
  • une collection de jeux didactiques

Pour plus d'information sur ces services et bien d'autres...

mercredi 11 mai 2016

La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FBW) vous propose un nouveau biblio-thème...

Voici le nouveau biblio-thème proposé par la Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FBW) :

BD et héroïnes

Dans le cadre de l’opération "Bulles en Brabant wallon", la bibliothèque publique centrale du B.W. s’était choisie comme thème "BD et héroïnes", un complément à la collection d’appoint "Ces femmes qui ont fait le monde".

Voici une sélection de 350 bandes dessinées réparties en 3 groupes :

1. Les héroïnes en tant que personnage principal et dont la série porte le nom de l’héroïne.
2 .Héroïnes apparaissant dans des « one-shot ».
3. Héroïnes ou images de la femme dans des séries.


Vous désirez consulter le biblio-thème ? Suivez ce lien !




Pour voir l’ensemble des biblio-thèmes, cliquez ici. et pour les collections thématiques c'est ici!

lundi 11 avril 2016

Ce fut, c'est et ce sera toujours une.. triste journée


Toutes nos pensées vont vers les victimes des attentats ainsi que leurs proches.

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon et l'ensemble des bibliothèques du réseau Escapages

jeudi 17 mars 2016

La Bibliothèque publique centrale du Brabant wallon (FBW) vous propose un nouveau biblio-thème...



 Les livres audio des bibliothèques du réseau "Escapages"

Vous préférez écouter plutôt que lire…
Les livres audio sont faits pour vous !
 
Le réseau Escapages a le plaisir de porter à votre connaissance une bibliographie des livres audio, enregistrements sonores qui peuvent être empruntés dans les bibliothèques locales du Brabant wallon et d’ailleurs…


Cette liste reprend, classé par auteur, le descriptif simplifié d’ouvrages sous format CD.
Elle est arrêtée à décembre 2015.

Si vous souhaitez en retrouver les détails, consultez Caracol catalogue collectif du réseau http://www.caracol-bibliotheques.be ainsi que Socrate en Brabant wallon, catalogue collectif d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et Wavre www.bibliothequesbrabantwallon.be
 
Bonne… écoute.

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon (FWB)

vendredi 11 mars 2016

La Bibliothèque centrale du Brabant wallon propose un nouvel "Actualivres"

Robot : batterie de dangers ?
 
De forme humanoïde ou pas, les robots sont déjà et seront développés pour remplacer l'homme dans des tâches bien précises.
La robotisation du travail par exemple est déjà en marche à grande échelle et, dans le contexte économique mondial actuel, en inquiète plus d'un...
 
Bonne semaine et belles lectures!

jeudi 10 mars 2016

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 08

Les lendemains de Waterloo



La butte et le Lion de Waterloo :


Le projet de l’édifice remonte au lendemain de la bataille, dans l’euphorie de la victoire mais c’est le 28 octobre 1826 que le Lion de Waterloo fut hissé au sommet de la butte qui venait d’être achevée. La butte fut commencée six ans après la bataille, en 1821, année de la mort de Napoléon à Sainte-Hélène.

C’est avec huit jours de retard que le « Journal de Bruxelles » publia le communiqué suivant :

« Samedi dernier, au soir, le lion colossal élevé dans la plaine de Waterloo a été entièrement placé sur sa base. On monte jusqu’au piédestal par une pente en spirale presque insensible, mais pour élever les pierres nécessaires et les diverses pièces de cette masse énorme, on a pratiqué une montée directe qui existe encore… »
 
 
 
Le lion est de quelle nationalité ? Mr W. Aerts dit ceci :
 « Pour la foule, il symbolise la bataille de Waterloo sans plus : il n’est pas plus anglais que français, ni moins allemand que belge ou hollandais. Il est  et restera toujours l’image d’une épopée dans laquelle se mêlent tous les grands fracas de guerre d’une époque…. » (Folklore brabançon, juin 1940)
 
L’étude de l’auteur penche pour l’hypothèse selon laquelle le monument aurait été d’initiative belge avec le patronage bienveillant du Roi des Pays-Bas.
Ce monument semblait dû, en effet, à l’initiative d’un groupe de citoyens belges constitué en 1816 sous le nom de « Société de Waterloo ou de Belle-Alliance ». C’est en 1819 que sur des terrains achetés, le roi décida de l’érection d’un monument destiné au souvenir de cette bataille qui avait décidé du sort de l’Europe. Divers projets furent présentés et examinés, c’est le sculpteur malinois Louis Van Geel qui fut chargé d’exécuter le lion.
L’emplacement choisi est celui où le Prince d’Orange fut blessé. Cela pourrait indiquer une intervention ou du moins un accord du Gouvernement néerlandais.