vendredi 2 décembre 2016

Waterloo 1815 : intarissable source d'inspiration. 10


Waterloo dans la littérature :

 

Le champ de bataille de Waterloo fut maintes fois, depuis le célèbre 18 juin 1815 et jusqu’à nos jours, un lieu de méditation. Décrit, raconté, chanté, glorifié  maudit, nombreux historiens, écrivains, peintres de toutes nationalités en firent un site universellement connu.

A travers les quelques extraits qui suivent, on pourra cerner un peu l’opinion de  différents auteurs connus anglais, français et belges.

George Gordon, Lord Byron (1788-1824) arriva en Belgique le 25 avril 1816, fuyant ses créanciers mais aussi son foyer conjugal.

Byron vénérait Napoléon depuis son adolescence et malgré sa nationalité anglaise, sa défaite l’attrista. Il donna tout de suite le ton en trouvant la cause de l’Empereur plus pure que celle de ses ennemis.

Il n’hésita pas à écrire à propos de la « morne plaine » :

« J’ai visité avec attention celles de Platée, de Troie, de Mantinée, de Leuctres, de Chéronée et de Marathon, mais le terrain environnant Mont-Saint-Jean et Hougoumont semble laisser peu à désirer, si ce n’est une meilleure cause et ce halo indéfinissable et frappant dont le temps auréole un lieu célèbre, pour rivaliser en intérêt avec chacune de celles-là »

 

« Childe Harold’s Pelgrimage » est un poème en quatre chants composé de 1812 à 1818.

« Childe Harold, ce jeune homme qui attend d’être armé chevalier (est) la sublimation poétique de Byron (qui) se pose face à l’Angleterre en exclu sublime et prophète incertain » (Dictionnaire de littératures française et étrangères, Paris, Larousse)

Voici deux extraits concernant Waterloo :
« Harold est au milieu de cette plaine d’ossements, le tombeau de la France, le terrible Waterloo ! Une heure suffit à la Fortune pour détruire les dons qu’elle a faits ! La Gloire, aussi inconstante qu’elle, passe bientôt d’un champ dans un autre ! C’est ici que l’aigle prit son dernier essor et fondit sur ses ennemis ; mais la flèche des nations abat soudain l’oiseau orgueilleux qui traîne après lui quelques anneaux brisés de la chaîne du monde : l’ambition désespérée voit le spectre des peuples échapper à ses mains. »
« Justes représailles ! La France ronge son frein et écume dans ses fers… Les nations n’ont-elles combattu que pour vaincre un seul homme ? Ne se sont-elles liguées que pour apprendre à tous les rois jusqu’où va leur puissance ? Eh quoi ! l’esclavage sera-t-il de nouveau l’idole plâtrée de ces siècles de lumière ? Irons-nous rendre des hommages aux loups après avoir terrassé un lion ? Irons-nous fléchir humblement le genou devant les trônes et leur payer le tribut d’une servile admiration ? Non, attendez encore pour louer ! »


Waterloo illustré

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